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Tag - Patriotisme économique

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jeudi 7 décembre 2006

Analyse 07/12/06 - Patriotisme économique : quelle exception française ?

Analyse 07/12/06 - Patriotisme économique : quelle exception française ?

L’expression est du premier ministre français, Dominique de Villepin, annonçant en Juillet 2005 vouloir rassembler les énergies autour d’un " véritable patriotisme économique ". Enjeu immédiat, faire du droit français un droit " aussi protecteur que celui du pays d’origine des entreprises qui décideraient de lancer des OPA sur notre territoire " et faire de l’Etat le " stratège " de la politique publique d’intelligence économique réclamée haut et fort par le député Bernard Carayon.

L’expression ainsi affichée ne faisait que conforter par le verbe l’action du gouvernement français qui manifeste systématiquement son opposition à chacune ou presque des tentatives réelles ou supposées de prise de contrôle de groupes français, Alstom, Aventis, Danone, Arcelor, Suez, etc… Elle a, depuis, fait flores dans la raillerie et la critique de l’ " exception française ", d’un soit-disant " protectionnisme " français rampant, et des velléités d’ " autonomie nationale " et de " corporatisme managérial " prêtées à la France et totalement incompatibles, dit-on, avec la liberté des échanges et le jeu rigoureux de la compétition indispensables à la création d’un monde ouvert et compétitif.

Exception française ? La France, comme tous les autres grands pays européens, entend défendre autant que possible ses " champions nationaux " des risques de prise de contrôle hostile et les appuyer dans les opportunités ouvertes par l’Europe, la globalisation et l’ouverture des marchés. Il n’est que d’observer l’actualité de ces dernières années pour voir que cette attitude, loin d’être l’exception, est au contraire celle pratiquée par tous les grands pays industriels et que, contrairement aux affirmations d’économistes confondant théorie et réalité économique, l’ombre de la guerre économique et de la guerre des protectionnismes ne fait que s’étendre.

En Europe par exemple où le gouvernement espagnol n’hésite pas à tenter de renforcer par décret le contrôle de son secteur énergétique pour empêcher l’allemand E-ON de mettre la main sur l’espagnol Endesa pendant qu’un autre espagnol, Iberdrola, rachète le britannique Scottish Power pour former le troisième fournisseur d’énergie en Europe et le leader mondial de l’électricité produite par des éoliennes.

En Europe, encore, où la Banque Centrale italienne a fait scandale en favorisant outrageusement la Banca Populare Italiana (BPI) contre le groupe néerlandais ABN Amro dans la conquête de la banque italienne Banca Antonveneta, faisant échouer l’offensive néerlandaise (ABN Amro obtiendra finalement le droit d’acquérir la Banca Antonveneta), et en bloquant l’offre de l’espagnol BBVA sur la Banca del Lavoro (BNL) (qui sera finalement rachetée par BNP Paribas).

En Europe toujours, où le désengagement voulu de DaimlerChrysler dans EADS suscite l’intervention du gouvernement allemand pour maintenir quoi qu’il arrive la parité franco-allemande des droits de vote, l’Etat allemand ne souhaitant pas investir directement et l’Etat français n’envisageant pas d’abandonner sa part de contrôle au marché.

Au Japon où les entreprises étrangères voient le marché intérieur barré par de très nombreuses réglementations  exceptionnelles et où la législation sur les offres publiques d'achat rend pratiquement impossible pour une entreprise étrangère de lancer un raid boursier hostile contre une société nippone sans que pour autant personne ne voue aux gémonies de l’arriération gouvernementale le " patriotisme économique " japonais ! Et quand une délégation sénatoriale française choisit un pays pour y prendre une leçon de patriotisme économique dont devrait s’inspirer la France, c’est au Japon qu’elle se rend.

En Russie, où un projet de Loi vient d’être mis à l’ordre du jour de la Douma qui concerne la protection des secteurs " stratégiques " et vise à empêcher leur prise de contrôle par des intérêts étrangers. Le projet de loi définit les secteurs stratégiques de l’économie russe : technologies concernant la sécurité, production d’armes, construction aéronautique, espace, énergie nucléaire, ressources naturelles et minières. Les investisseurs étrangers devront se procurer une permission spéciale auprès d’un comité inter-gouvernemental nouvellement créé pour avoir le droit d’investir dans ces secteurs.

Aux Etats-Unis, où un groupe étranger ne peut toujours pas détenir plus de 25% d’une compagnie aérienne américaine avec droits de vote (ce seuil est de 49% en Europe) et ne peut disposer d’aucun droit de regard sur la gestion, et où de nombreux secteurs doivent rester américains au seul nom de la " sécurité nationale ", armement au sens large, infrastructures jugées " essentielles " (port, aéroports, centrales électriques etc…), pétrole etc…

Il n’est par exemple que de se souvenir de l’intense bataille livrée devant le Congrès contre le fonds d’investissement Dubaï Ports World qui avait pu, il y a quelques mois, mettre la main sur les sept principaux ports américains et qui fut obligé d’en abandonner la gestion, le Congrès ayant délibérément miné tous les principes de la globalisation que les Etats-Unis prêchaient ces dernières années, et Hillary Clinton, à la pointe du combat, n’hésitant même pas à affirmer que la prise de contrôle par Dubaï Ports World constituait une violation de la souveraineté américaine.

Il n’est aussi que de se souvenir de la véritable " guerre " livrée à l’été 2005 devant le Congrès pour réussir à interdire au chinois CNOOC de prendre le contrôle d’UNOCAL, septième compagnie pétrolière américaine qui contrôlait moins de 1% de la production de pétrole des Etats-Unis. Dès l’annonce de l’offre d’achat de CNOOC, le Congrès prenait une posture défensive, appelait l’offre une " menace pour la sécurité nationale " et pressait l’administration de G.W. Bush de s’y opposer. La Chambre des Représentants adoptait, par 333 voix contre 92, un amendement pour bloquer toute éventuelle approbation de l’offre de CNOOC par l’administration et votait, par 398 voix contre 15, une résolution affirmant que la transaction menaçait la sécurité nationale. Richard D'Amato, Président d’une commission du Congrès, demandait même que soit voté " un système beaucoup plus agressif de contrôle des acquisitions pour le cas où la folie d'achats chinois dans l'économie américaine s'accélérerait ". Le Congrès a d'ailleurs, depuis, renforcé encore la législation sur le contrôle et d'approbation des investissements étrangers aux Etats-Unis.

Il n’est enfin que de se souvenir du conflit de l’acier, où le Président des Etats-Unis n’hésita pas à imposer, en 2002, des droits de douane allant jusqu'à 30% sur les importations d'acier, ainsi qu'un système de licences. Cette mesure avait été condamnée par l'OMC. Les entreprises américaines du secteur sidérurgique ont touché depuis vingt-cinq ans plus de 17 milliards de dollars de subventions. Au plan social, le principal syndicat l'USWA (600.000 salariés) a négocié avec le financement par l'Etat d'un régime d’assurance maladie et de retraite très avantageux, qu'aucun rachat ni fusion ne peut remettre en cause.

Mais au delà de ces exemples, parmi d’autres, du " patriotisme économique " américain, la crainte monte depuis les élections du 7 Novembre, en Asie et en Europe, du choc majeur que pourrait constituer, avec le nouveau Congrès dominé par les démocrates, une nouvelle attitude anti-globalisation des Etats-Unis et une accentuation marquée de la guerre économique.

La plupart des nouveaux élus démocrates des élections de mid-term du 7 Novembre dernier ont fait campagne sur le thème de la défense des salariés américains, affirmant même, pour certains d’entre eux, que le protectionnisme était le seul moyen d’endiguer la vague des délocalisations. Et ces démocrates ont sévèrement battu leurs concurrents républicains dans les Etats affectés par la crise des industries traditionnelles, sidérurgie, automobile, textile etc… tant s’est accrue, ces dernières années, la crainte des américains devant la multiplication des accords de libre-échange et la menace de perte d’emploi que constitue dorénavant pour eux la globalisation.

De nombreuses voix se sont même récemment élevées contre l’offshore outsourcing des emplois de service américains. En Février 2006, Shaheen Pasha, de CNN Money, révélait que les plus grandes institutions financières américaines commençaient à délocaliser de larges portions de leurs opérations d’investissement et que l’offshoring était en train de " tuer " des emplois américains dans les secteurs de la recherche, du commerce extérieur, et même dans le domaine très sophistiqué des contrats dérivés. Le cabinet Deloitte Touche estimait quant à lui que l’industrie américaine des services financiers délocaliserait 20% de ses coûts d’ici la fin de l’année 2010. En Mars 2006, Alan Blinder, économiste à Princeton et ancien vice-président de la Réserve fédérale, estimait que 42 à 56 millions d’emplois du secteur des services étaient susceptibles de disparaître par délocalisation. Plus récemment, Paul Craig Roberts, ancien adjoint du Secrétaire au trésor du président Reagan, lançait un appel contre le démantèlement de l’emploi américain du aux délocalisations, et alertait contre le risque social de la paupérisation d’une grande partie de la classe moyenne.

Avec le nouveau Congrès qui prendra ses fonctions au mois de Janvier 2007, George W. Bush n’est d’ailleurs pas prêt de voir renouveler ses pouvoirs dits de " fast track authority " qui lui permettent d’obtenir, par un vote bloqué, l’acceptation de tout nouveau accord de libre échange sans possibilités de le modifier, et l’administration Bush aura le plus grand mal à faire ratifier les accords commerciaux bilatéraux récemment signés ou en cours de négociation (Pérou, Colombie, Thailande, Corée du Sud) .

L’échec du " Doha Round ", les dernières négociations multilatérales pour le libre-échange, avait déjà montré que chaque pays entendait d’abord défendre ses propres intérêts, c’est à dire son propre " patriotisme économique ". La victoire des démocrates aux Etats-Unis pourrait bien signifier que celui des Etats-Unis ne peut que s’affirmer plus encore au cours des années à venir comme le laissent déjà entendre certains nouveaux élus démocrates qui veulent que le Congrès défende " une compétition commerciale équitable " et " place les intérêts des Etats-Unis au premier plan ".

Copyright © Jean-Philippe Miginiac - Tous droits réservés

 

samedi 8 juillet 2006

Analyse 08/07/06 - Sortie de crise pour EADS ?

Analyse 08/07/06 - Sortie de crise pour EADS ?

La presse anglo-saxonne, qui fustigeait ces dernières semaines la présence de l’Etat français au capital d’EADS comme source de toutes les difficultés et crises actuelles, en restera pour ses frais. Le Gouvernement français a montré qu’il n’a aucune intention de se défaire de sa participation dans le groupe européen et, sans le dire, a pesé de tout son poids dans sa réorganisation managériale. Le remplacement de Noël Forgeard par Louis Gallois, grand serviteur de l’Etat français s’il en est, en témoigne. En témoigne aussi une influence de l’actionnaire public visiblement renforcée, côté français, aux dépends de l’actionnaire privé, Lagardère. Peut-être faut-il y voir, d’ailleurs, les prémisses d’une nouvelle attitude, faire un peu plus de " patriotisme économique " et en parler beaucoup moins, à l’exemple des autres pays.

Si l’équilibre franco-allemand a été soigneusement préservé, au moins à la tête du groupe, avec le maintien de deux co-présidences exécutives pour Louis Gallois et Thomas Enders, l’arrivée à la tête d’Airbus du français Christian Streiff (un des rares patrons français à bien connaître l’Allemagne) remplaçant l’allemand Gustav Humbert traduit quant à elle une volonté partagée de dépasser les clivages anciens pour aboutir à une plus grande efficience industrielle. En témoigne l’abandon, semble t-il, de la règle qui voulait qu’un dirigeant exécutif d’une nationalité dépende toujours d’un dirigeant exécutif de l’autre nationalité, et une homogénéisation des structures, hiérarchies et chaînes décisionnelles réorganisées au niveau de la direction générale d'EADS. Ainsi, Christian Streiff, Président exécutif (CEO) d'Airbus, Jean-Paul Gut, Directeur Général Délégué (COO) pour le Marketing, la Stratégie et les Affaires internationales, Ralph Crosby, Président & CEO d'EADS North America, et Francisco Fernández Sáinz, Président exécutif (CEO) de la Division Avions de Transport Militaire, dépendront hiérarchiquement de Thomas Enders tandis que Hans Peter Ring, Directeur Financier (CFO), François Auque, Président exécutif (CEO) de la Division Espace, Fabrice Brégier, Président exécutif (CEO) de la Division Eurocopter et Stefan Zoller, Président exécutif (CEO) de la Division Défense & Systèmes de Sécurité rapporteront à Louis Gallois. Jean Botti, Directeur technique (CTO) d'EADS, et Jussi Itävuori, Directeur des Ressources humaines d'EADS, dépendront hiérarchiquement, quant à eux, des deux Présidents exécutifs d'EADS.

Autour d’Airbus, qui doit perdre de son indépendance en étant " étroitement intégré " au groupe, la branche aviation civile (aujourd’hui 65% de l’activité du groupe) est dorénavant sous la responsabilité de Thomas Enders (qui sort renforcé de la crise). Christian Streiff, le nouveau président d'Airbus devra rapidement faire ses preuves et proposer une réforme du très complexe système de production de l'A380. Il devra également prendre à bras-le-corps le chantier important de l'A350, lancé l'an dernier par Airbus pour contrer le succès croissant du Boeing 787 (qui pourrait lui aussi connaître des retards de livraison), et dont nombre de compagnies aériennes ont demandé une refonte en profondeur.

Les branches militaires et spatiales sont quant à elles dorénavant sous la responsabilité de Louis Gallois. Les dirigeants précédents d’EADS affichaient leur volonté de rééquilibrer les activités du groupe dans les domaines défense et espace et un des objectifs de Louis Gallois devrait peut-être être de réconcilier avec les marchés financiers un secteur qui sera de plus en plus dépendant des marchés et de moins en moins hexagonal.

Louis Gallois et Thomas Enders se sont engagés à remettre " sur le bon cap " le groupe européen d'aéronautique, de défense et d'espace, en se fixant comme " priorité immédiate " la remise en ordre d'Airbus, voulant ainsi sortir au plus vite de la crise. Au niveau gouvernemental, Berlin se félicitait de décisions garantissant " l'équilibre franco-allemand " tandis qu'à Bercy, on notait que la " relation franco-allemande sort renforcée de cette crise ". Plusieurs experts déplorent cependant qu'EADS n'ait pas profité de la crise pour remettre en cause la structure bicéphale du groupe, mise en place pour respecter une stricte parité franco-allemande, et qui est largement considérée comme une des causes de la crise.

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mardi 30 mai 2006

Repères 30/05/06 - Les anglo-saxons à l'offensive sur EADS ! (suite)

EADS, Clearstream, and the future of France's space industry
by Taylor Dinerman, Space Review Tuesday, May 30, 2006

"...Either he is telling the truth on this or he is nuts: in either case it
makes EADS look really bad. In the most likely case-that he is paranoid-the question has got to be asked by investors and customers of the conglomerate: how did he get to the top of the organization? Could it have something to do with the fact that the French government owns a 15% "Golden Share" of the company? The company's customers and partners have got to be asking themselves how many others like him are in management.

For the space industry this means that two of Europe's most important
satellite and launch vehicle manufacturers are now caught up in an ugly political scandal. The corrupt relationships between political power and the aerospace industry in France that have now been exposed will have repercussions worldwide. Anyone in a non-French government or corporation who wants to buy a ride on an Ariane 5, or a satellite or space-qualified component from Astrium, will have to be extremely careful not to get caught up in what promises to be a long and drawn-out affair..."

"...At the inter-governmental level this scandal will force many of France's international partners to reexamine their relationships with French government and industry if only to insure that they are not being manipulated for interior French political purposes. Foreign involvement in any aspect of this could involve years of investigations, millions of dollars in legal expenses, and do serious harm to any number of business and scientific relationships.

For the last two decades it has been obvious that the French government has a long-standing strategy to completely dominate Europe's arms and aerospace industry. To achieve this they are willing to sacrifice any number of things, not the least of which are huge sums of French taxpayers' euros. Any company that refuses to be "federated" into the French schemes earns itself a label of "Un-European", as BAE did a few weeks ago when one French commentator called them "A US company with its headquarters in Farnborough".
The extraordinarily tight relationship between this industry and the highest levels of the French state apparatus make Washington DC's "Iron Triangle" look like a loose tribal confederation..."

 

vendredi 26 mai 2006

Repères 26/05/06 - Les anglo-saxons à l'offensive sur EADS !

EADS gets Caught in Its own Tangled web
By Paul Betts, FT 25/05/06

"The problems of EADS, Europe's leading aeronautical group, are an
object-lesson in the dangers facing a company when a government lacks a coherent industrial vision.

EADS, a European multinational but with 15 per cent held by the French government, is caught between classic French interventionism and the demands of the market, and between the competing interests of different government departments. It also has to negotiate an intricate relationship with its German and Spanish core shareholders..."

"...Since its conception, the EADS management structure has respected the political arrangements for control of the group whereby French and German executives, like the Hapsburg twin-headed eagle, share responsibility at the top.

This unwieldy structure has managed to work, albeit with difficulties, because national rivalries have been kept in check, and because the company appeared to have the right products while the aerospace market was buoyant.

But it has failed to react fast enough to develop the new generation of
commercial aircraft that airline customers are now demanding, and as a result risks losing out to Boeing.

It has also been unsettled by another aspect of the French government's failure to push Thales, the French defence electronics company in which the state holds the single biggest stake, into a merger deal with EADS to give more muscle to the Franco-German group.

These shenanigans - coupled with the appearance of EADS senior French personnel at the centre of the Clearstream scandal shaking the Paris political establishment - can only make the Americans smile. It provides arguments for those in Washington who are hostile both to EADS and Airbus because of the subsidies row. Nor can it help EADS overcome the hostility of American politicians seeking to protect the US defence market from foreign penetration in areas of sensitive technology.

The French government must sort out its industrial policy and finally shed its stake in EADS, as the Germans have long been asking. The group must resolve how Lagardèreand DaimlerChrysler, its two core industrial shareholders, are going to offload large chunks of their stakes next year.

Management must be rationalised by creating a single chain of command under one chairman and one chief executivewhile respecting thegroup's Franco-German balance. And the group needs to address with greater transparency the different roles of civil aviation and defence.

It is a daunting list. But time is running short and the patience of the
Germans is wearing thin, over what one prominent German official calls the indulgence of the French in "too many kindergarten games"."

 

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