
Analyse 17/12/07 - Les nouveaux " deals " nucléaires de Nicolas
Sarkozy
par Jean-Philippe Miginiac
On croit généralement, on nous laisse croire, qu’il fallait accepter d’accueillir Mouammar Kadhafi à Paris pour permettre (l’accélération de) la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien otages en Libye. Il faut en fait inverser la proposition car il semble bien que, pour Nicolas Sarkozy, il fallait (d’urgence) libérer les infirmières bulgares et le médecin palestinien otages en Libye pour permettre la venue à Paris de Mouammar Kadhafi.
Nicolas Sarkozy n’aura fait qu’accélérer la libération des otages. Ne nous en plaignons pas car les otages sont enfin libres et le plus tôt a été le mieux.
Il faut parler aux dictateurs. Il faut même les recevoir à Paris si c'est utile et nécessaire.
Il eut mieux valu, par contre, attendre un peu avant de dérouler des kilomètres de tapis rouges sous les pieds de Mouammar Kadhafi et avant de lui faire briller dans le regard les fastes et les ors de la République, tout en laissant entendre, par la voix de Ramada Yade notre secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, qu’il restait quand même un peu de mauvaise conscience à l’Elysée.
Raisonne encore, en effet, la promesse d'un soir d'élection : " la France sera du côté des opprimés du monde ".Le dictateur libyen aura rapidement mis à bas une communication sarkosienne pourtant considérée comme sans égale et attisé un peu plus encore l’évidence : Nicolas Sarkozy est un homme pressé à disséminer tout azimut la technologie nucléaire française... Lire la suite sur Strategic-Road.com



