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lundi 17 décembre 2007

La phrase du jour 17/12/07 - Amir Kulick

La phrase du jour 17/12/07 - Amir Kulick

"Hizbollah must be taken by surprise..."


"Le Hezbollah peut être pris par surprise..."

The Next War with Hizbollah, Strategic Assessment, December 2007
The Institute for National Security Studies, Tel Aviv

   

jeudi 24 août 2006

Analyse 24/08/06 - Liban : Et maintenant ?

Analyse 24/08/06 - Liban : Et maintenant ?

Aucune des parties n’aura donc, pour le moment du moins, saisi l’opportunité du cessez-le-feu pour effectuer un premier pas visible vers la recherche d’une solution politique qui seule pourrait amorcer un règlement du conflit entre le Hezbollah et Israël, et plus généralement entre les acteurs du théâtre moyen-oriental.

En acceptant le cessez-le-feu tout en repoussant tout désarmement immédiat, le Hezbollah s’inscrit dans une reprise des hostilités à court terme. En prenant ostensiblement de vitesse le gouvernement libanais (auquel il participe pourtant) dans l’aide aux victimes et les prémisses d’une reconstruction, il écarte d’emblée toute souveraineté potentielle de l’Etat libanais sur l’ensemble des communautés. En accusant ses opposants sunnites, chrétiens et druzes de " coups de poignard dans le dos " (Al Manar) et en les menaçant d’une reprise de la guerre civile il leur indique qu’il entends refuser tout compromis éventuel sur son agenda et sur son alliance avec la Syrie et l’Iran pour lesquels il entend sans doute continuer ses affrontements par procuration.

En déployant, avec l’accord du hezbollah et de l’ensemble des communautés libanaises, ses forces armées au sud-Liban le gouvernement libanais a accompli un premier geste politique fort vers la recherche d’un consensus politique. En prévenant qu’il considèrerait comme trahison toute rupture du cessez-le-feu par le Hezbollah tout en modérant les critiques à son égard, il tente d’apparaître comme le ciment de l’unité et de la souveraineté nationale. Mais, impuissance politique et militaire déjà affirmée, il fait immédiatement savoir par de multiples canaux qu’il n’est pas dans l’intention de l’armée libanaise déployée au sud-Liban de désarmer la milice chiite (qui s’empresse de demander à l’armée libanaise de se tenir " aux côtés de la résistance "). Qui donc désarmera le Hezbollah puisque la force internationale prévue par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies n’a pas pour mandat d’effectuer cette mission mais celle d’aider l’armée libanaise à l’accomplir ?

le Secrétaire général de l’ONU a rappelé que " la FINUL renforcée ne fera la guerre à aucune des parties. Elle n'est pas censée obtenir par la force ce qui doit être réalisé par la négociation et par un consensus interne libanais. Elle ne pourra pas non plus se substituer à un processus politique ".

Processus politique ? Israël et les Etats-Unis auront tout fait pour prolonger la guerre avant de réaliser, sans l’admettre, que l’armée israélienne se révélait incapable de vaincre militairement la guérilla asymétrique du Hezbollah, sauf à multiplier les victimes civiles libanaises et les pertes israéliennes. Israël et les Etats-Unis auront tout fait pour, avant même le cessez-le-feu, qu’une force internationale constituée à la hâte, de préférence sous mandat " robuste " de l’OTAN, se trouve prise au piège d’un sud-Liban non pacifié et d’un affrontement forcé avec le Hezbollah. Depuis le cessez-le-feu, aucun signe n’a encore émergé, côté israélien ou américain, qui puisse amorcer ne serait-ce que l’esquisse d’un règlement diplomatique des contentieux israélo-libanais et plus généralement moyen-orientaux et favoriser un tant soit peu la naissance d’un processus politique de fin des confrontations. Seule semble compter l’arrivée dans l’urgence de cette force à même de désarmer le Hezbollah, ou peut être de l’empêcher de réagir au cas où ?

Processus politique ? La prudence française à s’engager en masse dans la force internationale destinée, aux termes de la résolution 1701, à renforcer la FINUL au sud-Liban fait écho aux propos mêmes que tenait Jacques Chirac au début de la crise : " C'est au gouvernement libanais de le faire [le désarmement du Hezbollah]. Ce qui implique qu'il y ait un accord politique... La France a toujours assumé ses responsabilités au Liban. Elle se déterminera selon un certain nombre de conditions. Nous souhaitons avoir un cessez-le-feu, un engagement politique et une force internationale chargée d'appliquer, dans des conditions strictement précisées, cette politique. A ce moment-là, nous verrons ". Le cessez-le-feu obtenu devant le Conseil de Sécurité ne saurait donc suffire, dans l’esprit de la France, à justifier et à garantir les missions et moyens d’engagements d’une force internationale quelle qu’elle soit.

Il semble probable que la France ait raison et que seul un processus politique en cours puisse permettre utilement à la communauté internationale d’intervenir militairement aux côtés du gouvernement libanais, sauf à prendre le risque que la FINUL ne serve d’otage dans les prochains affrontements au Liban, en Syrie ou… Et il est temps que la communauté internationale sache imposer une priorité de ce processus politique de même niveau que celle de la mise en place d’une force internationale chargée de l’accompagner.

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mardi 15 août 2006

Analyse 15/08/06 - Stratégie du (ko) chaos

Analyse 15/08/06 - Stratégie du ko chaos

On peut aujourd’hui raisonnablement émettre l’hypothèse qu’au prétexte d’une des nombreuses provocations du Hezbollah libanais Israël ait mis en œuvre une stratégie depuis longtemps préparée, initiée et appuyée par Washington, en prémisse à une possible montée en puissance militaire contre l’Iran.

Détruire les capacités militaires du Hezbollah, et notamment les réseaux souterrains fortifiés de lancement, commande et contrôle de missiles largement mis en place au Liban depuis six ans avec l’aide et l’appui de l’Iran et de la Syrie, permettait d’anticiper et d’annihiler le risque potentiel de représailles sur Israël en cas de déclenchement de frappes aériennes sur les capacités nucléaires iraniennes. Opérer une guerre de bombardements aériens massifs sans invasion terrestre, avec ciblage de ces réseaux souterrains du Hezbollah construits sur le modèle iranien, permettait par ailleurs de tester en grandeur nature un modèle de frappe aérienne potentielle des infrastructures nucléaires iraniennes également enterrées.

Détruire systématiquement les infrastructures de l’Etat libanais, cibler peut-être volontairement des civils, comme l’affirme l’organisation Human Right Watch, et désorganiser l’acheminement des ressources humanitaires sur le terrain, bombarder volontairement les communautés chrétiennes, ex-alliées d’Israël, permettait d’inciter les libanais à se retourner contre le Hezbollah et tenter de provoquer une nouvelle guerre civile. C’était aussi " chauffer à blanc " la Syrie pour provoquer réactions et incidents potentiels de sa part. C’était enfin forcer à l’intervention rapide d’une force multinationale combattante qui se serait retrouvée, sur le terrain, confrontée directement au Hezbollah. Israéliens comme américains auront tout fait pour appeler au piège de l’intervention d’une force militaire européenne " musclée " sans cessez-le-feu et sans accord politique préalable.

S’attaquer à la puissance régionale de l’arc chiite redouté par les pays arabes à majorité sunnite permettait en outre d’aider à la création potentielle d’une coalition d’états, Arabie Saoudite, Jordanie, Egypte, qui auraient pu appuyer Europe et Etats-Unis dans leurs pressions sur les mollahs chiites iraniens et sur les dirigeants syriens à ne plus soutenir le Hezbollah.

Si telle était bien la stratégie des Etats-Unis, elle aura échoué dans toutes ses dimensions et laisse place à une prospective chaotique de la situation au Moyen-Orient.

La guerre israélienne était sensée décimer et anéantir le Hezbollah. Un mois de bombardements massifs de ses capacités militaires n’auront pas réussi à briser une résistance inattendue de la milice armée chiite et à l’empêcher de tirer plus de 4.000 roquettes et missiles sur le Nord d’Israël, dont plus de 300 au cours de la seule dernière journée de combats avant le cessez-le-feu. L’armée israélienne a du changer brutalement de stratégie pour mobiliser tardivement ses réserves et tenter en vain une invasion terrestre du sud-Liban quelques heures seulement avant la fin, peut-être provisoire, des combats. La résistance forcenée de la diplomatie américaine aux efforts de la communauté internationale, et plus particulièrement à ceux de la France, à obtenir un cessez-le-feu protecteur des populations civiles devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies n’aura même pas permis à Israël de gagner le temps suffisant à obtenir, après un mois de guerre, une victoire significative sur le terrain.

L’armée israélienne aura pourtant sérieusement amoindri la puissance militaire du Hezbollah, détruisant la plupart de ses missiles de plus longue portée Zelzal et tuant plus de 500 de ses combattants dont nombre d’officiers supérieurs. Mais, confrontée à une organisation de guérilla très organisée et entraînée, Tsahal a aussi montré ses vulnérabilités et a perdu sa réputation d’invincibilité. Le Hezbollah a emporté la guerre de l’information, réussissant à donner l’image de la victoire à sa forte résistance et au maintien de capacités de riposte sur le territoire même d’Israël alors que l’objectif premier de la guerre israélienne était justement de détruire ces capacités. Le Hezbollah a aussi emporté la guerre des images, les victimes civiles libanaises occultant largement celles des victimes civiles israéliennes des tirs aveugles du Hezbollah. Les conséquences en sont déjà considérables dans l’opinion arabe et peuvent renforcer, partout dans ces pays, l’opposition à tout accord avec Israël, influant ainsi gravement sur la stabilité à court et à moyen terme du Moyen-Orient.

Sensée affaiblir l’Iran en vainquant, par guerre israélienne interposée, un de ses bras armés le Hezbollah, et contraindre, peut-être, les mollahs à reculer sur le front nucléaire, la stratégie américaine, dans son échec, place pour la première fois un pays non-arabe à la tête de la résistance " anti-sioniste " et le confirme, de facto, comme puissance à vocation régionale. Ce n’est plus le nationalisme arabe qui enflamme les foules mais l’Islam chiite radical d’Iran, d’Irak et du Liban et c’est le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui remplace dorénavant Nasser dans l’imaginaire guerrier des populations des pays sunnites dont Washington attendait une modération de leur critiques publiques à l’égard d’Israël et un blâme net des actions du Hezbollah. Sur la scène régionale c’est aussi le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, qui symbolise de plus en plus la résistance " anti-américaine " et la perte d’influence des Etats-Unis, obligeant encore les mollahs plus modérés à le suivre dans la surenchère et rendant de plus en plus improbable une solution négociée du problème nucléaire iranien.

Israël n’aura pas plus réussi, au moins pour le temps de la guerre, à diviser les communautés libanaises dont le ressentiment envers l’" agresseur israélien " n’aura cessé de se renforcer au fur et à mesure des destructions et des victimes civiles au Liban. Il faut donc s’attendre, aujourd’hui, à ce que le Hezbollah tente de capitaliser sa victoire politique et prenne l’ascendant sur la scène libanaise, aux dépens du Gouvernement Siniora actuellement en place. Hassan Nasrallah, sans doute assuré d’un soutien populaire encore plus important que celui dont bénéficiait son organisation au début de la crise, affirme d’ailleurs déjà que " la force militaire de Hezbollah constitue le fondement d'un Etat libanais fort ", se posant ainsi en leader politique national et rendant hypothétique tout désarmement accéléré de sa milice.

La force internationale en cours de constitution pour renforcer les forces de l’ONU déjà en place au sud-Liban, sous l’égide de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité imposant le cessez-le-feu, n’a pas, aux termes même de la résolution, mandat de désarmer le Hezbollah mais d’ " assister " l’armée libanaise à qui la mission de rétablissement de souveraineté et de désarmement des milices est entièrement dévolue. La perspective d’un conflit ouvert entre l’armée libanaise, mal équipée et mal entraînée, et le Hezbollah est donc entièrement inscrite dans la sortie de crise et seul un afflux massif d’aide militaire américaine et française pourrait changer le rapport de force actuel si un Etat libanais multi-communautaire voulait enfin affirmer sa volonté de souveraineté et d’indépendance totale tant à l’égard d’Israël, de la Syrie et de l’Iran.

Un accord politique et diplomatique global avec Damas et Téhéran a en effet peu de chance de voir le jour sous les administrations iraniennes et américaines actuelles et on pourrait, au contraire, assister très vite à de nouveaux épisodes de la guerre déjà engagée entre les Etats-Unis et l’Iran.

Copyright © Jean-Philippe Miginiac - Tous droits réservés

 

Analyse 15/08/06 - The Strategic Implications of the Lebanese Cease-Fire

Analyse 15/08/06 - The Strategic Implications of the Lebanese Cease-Fire

Following U.N. Resolution 1701, a cease-fire between belligerent forces in Lebanon began on August 14. During the first hours after the cease-fire took effect, both the Israeli Defense Forces (I.D.F.) and Hezbollah were abiding by it, notwithstanding isolated incidents.

Security issues concerning the region's stability and the risks for the U.N. international force that will be sent to Lebanon within ten days are now the main concerns for global and regional powers. At the same time, the 2006 Israeli-Lebanese conflict and the subsequent U.N.-sponsored cease-fire are having important political and strategic implications for the Middle East's balance of power and, more generally, for the global geopolitical chessboard.

Speaking to Lebanese television network al-Manar on the evening of August 14, Hezbollah's leader Hassan Nasrallah delivered a significant speech. He called Hezbollah's performance in the conflict a "historical and strategic triumph." Nevertheless, his statement was expected, as part of the "battle of communiqués" in which both sides claimed a clear victory.

The political importance of Nasrallah's words lie instead in the political plans that emerge from some key phrases. He made clear that the Shi'a militia's heavy armament "will constitute the basis for a strong Lebanese state," thus proposing himself and his organization as an all-national leadership and explicitly de-legitimizing the Lebanese army, saying that it is "unable to protect the country in case of war." He then concluded by saying that Hezbollah will actively take part in humanitarian assistance for the hard-hit population and called it "immoral" to even talk about the militia's disarmament.

The problem for the United Nations is that Resolution 1701 explicitly calls for such a disarmament; in paragraph 8, it states that "there will be no weapons or authority in Lebanon other than that of the Lebanese State" and, in paragraph 11e, it decides that the multinational force shall "assist the Lebanese armed forces in taking steps towards the establishment of the area as referred to in paragraph 8."

Moreover, because the United States and the European Union agree that Beirut's government must regain full control of its national sovereignty, Nasrallah's declarations directly challenge their views and signal Hezbollah's not-so-hidden political agenda: the progressive rise to Lebanon's dominant political and military force.

Therefore, the ground has been prepared for a difficult political, diplomatic and strategic task. Political and military decision-makers must not underestimate the serious security issues that will concern troops sent to Lebanese territory and the political consequences of a possible deterioration of the post-cease-fire context.


The U.N. Resolution and its Security Implications

With Resolution 1701, the United Nations decided to strengthen its current mission in Lebanon that was established in 1978 by raising its numbers to 15,000 units in order to support Beirut's army, which is called upon to guarantee the full implementation of the Taif Accords (1989) and of U.N. resolutions 1559 (2004) and 1680 (2006). France agreed to take the leadership of the force, while Italy will provide up to 3,500 personnel. Spain, Portugal, and Finland will also count among the likely participants, while Australia, Canada, Malaysia, and Indonesia are among the non-E.U. countries that are considering sending troops. Israeli Foreign Minister Tzipi Livni told the press on August 14 that Israel's approximately 30,000 troops would withdraw from southern Lebanon only when the U.N. units arrived.

As with every U.N. resolution and international accord, it is important to pay attention to the details and the language of the text. Apart from the above mentioned paragraphs that will inevitably cause friction with Hezbollah, the crucial issue is that of the rules of engagement regarding the multinational force. It is up to U.N. Secretary-General Kofi Annan to define the rules of engagement on the basis of the resolution draft. The draft was relatively loose on the military side of the matter and it is likely that U.N. forces will do little more than self-defense.

As a consequence, if Lebanon is to fulfill its duties and ensure the disarmament of Hezbollah, a serious problem will arise. Nasrallah's words confirmed what was already clear to any observer of recent Lebanese history: the Shi'a militia will not disarm because its long-term goals are the final strategic victory over Israel and the construction of a strong Lebanese state allied with Iran, rather than one allied with the U.S.-Israeli combine.

Since Iran will continue to back Hezbollah, and Syria will do so unless the United States engages Damascus in a broad diplomatic effort to start a new, regional peace process that will not be the same as pursuing Washington's proposed "New Middle East," the cease-fire appears fragile and may fail in the coming weeks or months before the U.N. forces are able to effectively reshape the political and security contexts.

The only real alternative to such instability is a comprehensive regional political and diplomatic agreement with Tehran and Damascus, which does not seem likely in light of the current political orientations of the current U.S. and Iranian governments.


The Significance of the Cease-Fire

As a result of the July-August conflict, Hezbollah is winning the information war within the Arab world even though it suffered losses in the 32 days of the war. Israel decided to advance cautiously and slowly on the ground after the air campaign because it was concerned with the high number of casualties caused by Hezbollah's fierce resistance.

According to Israel, it destroyed much of Hezbollah's longer-range Zelzal missiles, killed approximately 500 guerrillas, disrupted the militia's supply routes and eliminated some top officers. Nevertheless, Israel failed to annihilate the organization's offensive capability (which was the war's declared objective). [See: "Intelligence Brief: Israel's Strategic Security"]

Therefore, the perception of the I.D.F.'s performance in Israel and in the world has been decisively affected by this result. Public opinion -- and decision-makers themselves -- always recall the stunning rapidity of the 1967 and 1973 Israeli victories against Arab states. As a consequence, Hezbollah's steadfast defense is being perceived as a political victory by many, and especially by those in the Middle East.

What is more important is that Israel's air campaign and the destruction it caused have strengthened Hezbollah's image at home and abroad. Whereas in the first hours of the conflict many Arab officials blamed the war on Hezbollah, this context changed after Israel's disastrous bombardment of Qana and after other Israeli actions that caused significant civilian casualties.

Therefore, Israel -- and the United States as its main supporter and sponsor -- failed almost completely in their political objectives to de-legitimize Hezbollah. Instead, Hezbollah can claim a social and political victory.


Conclusion

It can be expected that Hezbollah will try to capitalize from its political success as it will try to progressively take control of the leadership in Lebanon. Beirut's current administration appears weak, and the only variable that could change the balance of power between Lebanon's Siniora government and Hezbollah would be a massive influx of U.S.-E.U. military aid to Lebanon's army, which could easily spark a very dangerous conflict between the latter and Hezbollah.

On the other hand, if France and the other components of the U.N. forces refrain from decisively upgrading Beirut's military capabilities, the effective disarmament of Hezbollah seems impossible to attain, thus putting the resolution and U.N. credibility at risk.

With Hezbollah and its leader rapidly emerging as a dominant force in Lebanon, expect Israel and the United States to consider all available options to destroy what they perceive as an unacceptable threat. Because of Tehran's deep involvement in Lebanon via Hezbollah, the stage is set for a new phase in the U.S.-Iranian conflict.


Copyright © Federico Bordonaro & Jean-Philippe Miginiac
Tous droits réservés


Cette analyse a également été publiée sur The Power and Interest News Report (PINR)...

   The Strategic Implications of the Lebanese Cease-Fire
   Analysis 15/08/06, by Federico Bordonaro & Jean-Philippe Miginiac

 

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