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lundi 20 avril 2009

Repères 20/04/09 - Human Rights Watch accuse le Hamas d'exécuter des opposants

Repères 20/04/09 - Human Rights Watch accuse le Hamas d'exécuter des opposants

Les forces de sécurité du Hamas se sont livrées à des exactions et ont exécuté 32 personnes, des adversaires politiques palestiniens et des personnes soupçonnées de collaborer avec Israël, pendant et après l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.

Telles sont les conclusions d'un rapport de l'association des droits de l'homme Human Rights Watch fondé sur des témoignages recueillis auprès de victimes et de témoins dans la bande de Gaza, ainsi que sur des informations collectées par d'autres groupes humanitaires palestiniens.

HRW dénonce "des arrestations arbitraires, des actes de torture et des assassinats à l'occasion de détention" de personnes, en parfaite contradiction avec les déclarations du groupe islamiste qui dit oeuvrer au maintien de l'ordre dans l'enclave palestinienne. "Le Hamas doit mettre fin aux agressions contre ses adversaires politiques et des collaborateurs présumés à Gaza ainsi qu'aux exactions dont ont été victimes des dizaines de personnes pendant et après l'offensive militaire israélienne", estime l'organisation de défense des droits de l'homme basée à New York.

Selon HRW, des hommes armés, qui appartiendraient au Hamas, ont ainsi pourchassé et abattu 18 Palestiniens, la plupart soupçonnés de collaboration, après que ceux-ci ont réussi à s'évader d'une prison de Gaza à la faveur d'un raid de l'aviation israélienne le 28 décembre. Quatorze autres Palestiniens, dont au moins quatre détenus, auraient été tués par des membres présumés des forces de sécurité du Hamas après la fin de l'intervention israélienne le 18 janvier.

Taher al Nono, porte-parole du Hamas qui contrôle la bande de Gaza après en avoir chassé le Fatah en juin 2007, a démenti que le groupe islamiste ait été impliqué dans des exactions. "Des factions de résistants ont revendiqué avoir tué des collaborateurs durant la guerre israélienne à Gaza et dans d'autres régions où se produisaient les combats. Nous avons lancé une enquête qui est en cours", a précisé ce porte-parole.

 

Voir

Gaza: Hamas Should End Killings, Torture
At Least 32 Palestinians Killed During and After Israeli Offensive
Human Right Watch April 20, 2009

The 26-page report : Under Cover of War: Hamas Political Violence in Gaza

 

lundi 19 janvier 2009

Les phrases du jour 19/01/09 - Anthony H. Cordesman

Les phrases du jour 19/01/09 - Anthony H. Cordesman

"...Quel est le but stratégique derrière les combats actuels ? Après deux semaines de combat, Olmert, Livni, et Barak n'ont toujours pas dit un mot qui indique qu'Israël aurait un gain stratégique ou des avantages stratégiques, ou des avantages tactiques beaucoup plus importants que les gains acquis par les frappes sélectives des installations clé du Hamas au début de la guerre. En fait, leur silence soulève la question lancinante de savoir si ils vont répéter les mêmes échecs massifs faits par les hauts dirigeants politiques israéliens au cours de la guerre israélo-Hezbollah en 2006. Israël a quelque peu gaffe en intensifiant la guerre sans avoir un objectif stratégique clair ou un objectif stratégique qu'il puisse atteindre de manière crédible ? Israël va-t-il aboutir à un résultat nul contre l'ennemi sur le plan politique alors qu'il l'a défait sur le plan tactique ? L'action d'Israël va-t-elle nuire gravement à la position des États-Unis dans la région, à tout espoir de paix, ainsi qu'aux régimes arabes modérés et aux voix modérées dans le processus de paix ?

Pour être franc, la réponse à ce jour semble être oui. Pour paraphraser un commentaire à propos de la gestion du gouvernement britannique de l'armée britannique pendant la Première Guerre mondiale, les lions semblent être dirigés par des ânes. Si Israël a un plan de cessez-le-feu crédible qui pourrait sécuriser réellement la bande de Gaza, il n'est pas apparent. Si Israël a un plan crédible qui pourrait détruire le Hamas et le remplacer, il n'est pas apparent. Si Israël a un plan pour aider les habitants de Gaza et de les conduire vers la paix, il n'est pas apparent. Si Israël a un plan pour utiliser l'influence productive des États-Unis ou celle d'autres amis, il n'est pas apparent.

Comme nous l'avons vu que trop clairement avec les erreurs des États-Unis, tout dirigeant peut se trouver dans une position difficile et prétendre que les gains tactiques sont une victoire significative. Si c'est tout ce que Olmert, Livni, Barak ont comme réponse, alors ils se sont déshonorés eux-mêmes et ont endommagé leur pays et leurs amis. S'ils ont d'autres objectifs, il est temps de rendre public de tels objectifs et de démontrer comment ils peuvent être atteints. La question n'est pas de savoir si l'IDF a tiré les leçons tactiques des combats en 2006. La question est de savoir si les hauts dirigeants politiques israéliens ont la moindre compétence pour les conduire."

Anthony H. Cordesman est l'un des plus renommé expert militaire américain

 

in "The War in GazaTactical Gains, Strategic Defeat?"
Anthony H. Cordesman, Center for Strategic & International Studies January 9, 2009 

"...What is the strategic purpose behind the present fighting? After two weeks of combat Olmert, Livni, and Barak have still not said a word that indicates that Israel will gain strategic or grand strategic benefits, or tactical benefits much larger than the gains it made from selectively striking key Hamas facilities early in the war. In fact, their silence raises haunting questions about whether they will repeat the same massive failures made by Israel’s top political leadership during the Israeli-Hezbollah War in 2006. Has Israel somehow blundered into a steadily escalating war without a clear strategic goal or at least one it can credibly achieve? Will Israel end in empowering an enemy in political terms that it defeated in tactical terms? Will Israel’s actions seriously damage the US position in the region, any hope of peace, as well as moderate Arab regimes and voices in the process?

To be blunt, the answer so far seems to be yes. To paraphrase a comment about the British government’s management of the British Army in World War I, lions seem to be led by donkeys. If Israel has a credible ceasefire plan that could really secure Gaza, it is not apparent. If Israel has a plan that could credibly destroy and replace Hamas, it is not apparent. If Israel has any plan to help the Gazans and move them back towards peace, it is not apparent. If Israel has any plan to use US or other friendly influence productively, it not apparent.

As we have seen all too clearly from US mistakes, any leader can take a tough stand and claim that tactical gains are a meaningful victory. If this is all that Olmert, Livni, and Barak have for an answer, then they have disgraced themselves and damaged their country and their friends. If there is more, it is time to make such goals public and demonstrate how they can be achieved. The question is not whether the IDF learned the tactical lessons of the fighting in 2006. It is whether Israel's top political leadership has even minimal competence to lead them..."

 

mercredi 21 mai 2008

Repères 21/05/08 - Cafouillage à Paris sur des discussions avec le Hamas

Repères 21/05/08 - Cafouillage à Paris sur des discussions avec le Hamas

Le prochain voyage en Israël du Président français est un véritable piège puisqu’il ne pourra proposer aucune ouverture vers le Hamas sans s’attirer les foudres, en France, en Israël, et aux Etats-Unis de ses amis néoconservateurs qui prônent la guerre perpétuelle

 

Selon l'Elysée la position de Paris sur le Hamas n'a pas changé
Reuters 21/05/08

"PARIS (Reuters) - La position de la France sur l'établissement de relations avec le mouvement islamique palestinien Hamas n'a pas changé d'un iota, fait savoir la présidence de la République française...

Le diplomate français à la retraite Yves Aubin de la Messuzière, qui a rencontré récemment à Gaza le dirigeant du Hamas Ismaël Haniyeh, n'a aucune fonction officielle et a agi au titre de celles qu'il occupe dans une organisation non gouvernementale (ONG), a-t-on déclaré de même source.

"Il n'y a aucun élément nouveau. C'est un ancien diplomate retraité qui n'a aucun contact avec nous (Elysée). Dans le cadre d'une ONG, chacun peut faire ce qu'il veut. Il n'a pas de compte à rendre aux autorités françaises et nous on n'a pas de compte à rendre pour ce type d'activité."...

...Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a pourtant confirmé ce contact tout en récusant le terme de "relations" avec le mouvement islamiste palestinien.

"Il faut que nous puissions parler, si nous voulons jouer un rôle, si nous voulons d'abord que nos émissaires puissent passer à Gaza", a-t-il expliqué lundi sur Europe 1..."

 

Faut-il parler avec le Hamas?
Nouvel Observateur 19 mai 2008

"Bernard Kouchner a confirmé ce matin les révélations du "Figaro", selon lesquelles un important diplomate français à la retraite a ouvert un canal de discussions avec l'organisation islamiste, considérée comme une entité terroriste par l'Union Européenne et qui gouverne seule la bande de Gaza depuis bientôt un an.

L'initiative, prudente, va dans le sens de ceux, de plus en plus nombreux (y compris en Israël), qui considèrent qu'il est temps de parler avec le Hamas..."

 

La France parle avec le Hamas
Le Figaro 19/05/2008

"Dans la plus grande discrétion, une première rencontre a eu lieu, il y a un mois environ, à Gaza, entre Yves Aubin de La Messuzière, diplomate français de haut rang en retraite depuis janvier, et les principaux responsables du Hamas, révèle Le Figaro. Ancien ambassadeur en Irak et patron de la direction Afrique du Nord, Moyen-Orient au Quai d'Orsay, La Messuzière s'est notamment entretenu avec Ismaël Haniyeh et Mahmoud Zahar, avant d'informer le Quai d'Orsay de ses discussions.

«Ce n'était pas une mission officielle, nous déclare l'intéressé, j'ai dit au Hamas qu'il devait se rapprocher au maximum des conditions imposées par l'Occident pour qu'on leur parle (mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, NDLR). Ils m'ont répondu qu'ils étaient prêts à accepter un État palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indi­recte d'Israël. Ils se sont dits prêts à arrêter les attentats kamikazes, et ce qui m'a surpris, c'est que les dirigeants islamistes reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas (le chef de l'Autorité palestinienne, NDLR). Dans tous les bureaux où je suis allé, son portrait était collé à ceux des responsables du Hamas», confie Aubin de La Messuzière, qui qualifie sa visite de «très utile»..."