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Tag - George W. Bush

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vendredi 23 janvier 2009

Repères 23/01/09 - Prison de Guantanamo: L'ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld

Repères 23/01/09 - Prison de Guantanamo: L'ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld


 

Prison de Guantanamo: L'ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld
Radio-Canada 2009-01-20

Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, demande au nouveau gouvernement des États-Unis d'engager des poursuites judiciaires contre l'ex-président George W. Bush et son ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pour torture et mauvais traitements de prisonniers à la prison de Guantanamo.

Selon Manfred Nowak, qui s'exprimait mardi sur les ondes d'une chaîne de télévision allemande, il est juridiquement du devoir des États-Unis d'engager ses poursuites.

Le rapporteur spécial de l'ONU, auteur d'un rapport d'enquête sur la prison de Guantanamo, a expliqué que les États-Unis étant signataires de la Convention de l'ONU contre la torture, ils devaient s'y conformer. Manfred Nowak a d'ailleurs rappelé que le libellé de ce texte oblige ses signataires à recourir « à tous les moyens, en particulier ceux du droit pénal », pour poursuivre les coupables de tels actes.

« Nous avons tous ces documents, aujourd'hui d'accès public, qui prouvent que ces méthodes d'interrogatoire ont été expressément ordonnées par monsieur Rumsfeld. Mais évidemment, les plus hautes autorités des États-Unis étaient au courant », a déclaré Manfred Nowak.

Questionné sur la possibilité réelle de voir de telles poursuites engagées un jour contre le président sortant et son secrétaire à la Défense, M. Nowak a répondu que « les preuves sont sur la table. On ne va pas tourner autour du pot: c'était de la torture », a-t-il ajouté.

Manfred Nowak se questionne cependant sur la capacité du droit américain de reconnaître comme telles les formes de tortures employées à la prison de Guantanamo lors de l'interrogatoire des prisonniers qui y sont détenus.

Or, le rapporteur spécial de l'ONU n'est pas le premier à préconiser ce genre de poursuites contre les membres de l'administration Bush. Plusieurs procédures judiciaires pour torture ont en effet été intentées contre Donald Rumsfeld par des groupes de défense des droits de l'homme français, allemands et américains.

Dans un rapport du Sénat américain, Donald Rumsfeld figure d'ailleurs parmi les personnes désignées comme étant responsables des mauvais traitements sur des détenus dans les prisons américaines.

Selon ce même rapport, l'ex-secrétaire à la Défense aurait autorisé en novembre 2002 l'utilisation de techniques d'interrogatoire musclées à la prison de Guantanamo pour faire parler les détenus.

L'ex-président George W. Bush aurait également lui-même signé un document le 7 février 2002, autorisant le recours à des méthodes d'interrogatoire coercitives contre de présumés terroristes détenus à Guantanamo.

 

lundi 10 mars 2008

La phrase du jour 10/03/08 - Human Rights Watch

La phrase du jour 10/03/08 - Human Rights Watch

"Le président Bush restera dans l'histoire comme le président de la torture"

Jennifer Daskal, responsable du dossier du contre-terrorisme d'Human Rights Watch

 

Le président Bush refuse d'interdire la torture du "waterboarding"
LEMONDE.FR | 10.03.08

"Le président George Bush l'avait annoncé, il l'a fait : vendredi 7 mars, il a opposé son veto à une loi adoptée par le Congrès américain à la fin du mois de février, interdisant l'usage des méthodes "poussées" d'interrogatoires des "combattants ennemis illégaux", nom donné aux personnes soupçonnées d'appartenir à Al-Qaida. La principale méthode visée est le waterboarding, un simulacre de noyade basé sur la torture dite de "la baignoire". Après la Chambre des représentants, le Sénat avait voté l'interdiction de ces méthodes par 51 voix contre 45...

...Le directeur de l'Union américaine des libertés civiques, Anthony Romero, a estimé que les Etats-Unis "continueront, malgré le vote du Congrès, à se conduire de manière inhumaine et atroce". "Le président Bush restera dans l'histoire comme le président de la torture", a conclu la responsable du dossier du contre-terrorisme d'Human Rights Watch, Jennifer Daskal. Même réaction du sénateur démocrate Ted Kennedy, pour qui il s'agit "d'un des actes les plus honteux" de la présidence de George Bush. Candidat républicain à l'élection présidentielle, John McCain a, quant à lui, toujours manifesté son opposition à l'usage de la torture.

"Devant la persistance des dangers, nous devons assurer aux responsables de nos services de renseignement qu'ils disposent de tous les moyens nécessaires" pour mener la lutte contre "les terroristes", a dit le président pour justifier so veto lors d'une allocution. Il a reproché au texte de loi voté par le Congrès son inefficacité : il "n'interdit aucune méthode d'interrogatoire" tout en empêchant l'usage des "procédures alternatives mises en œuvre pour interroger les terroristes les plus violents au monde", a-t-il expliqué..."

 

Voir aussi :

European Court of Human Rights Reaffirms the Absolute Prohibition on Return to Torture
HRW 28/02/08

"(Strasbourg, February 28, 2008) – The European Court of Human Rights today reaffirmed that the ban on deporting people to countries where they are at risk of torture or ill-treatment is absolute and unconditional..."

 

mardi 22 janvier 2008

Analyse 22/01/08 - Virez le !

Analyse 22/01/08 - Virez le !

George W. Bush a reçu un cinglant désaveu des marchés avec l'accueil désastreux réservé à son plan de relance économique jugé trop imprécis ! 

L'annonce faite vendredi d'un plan de stimulation de la consommation de 140 milliards de dollars oubliant le volet risques financiers et ne prévoyant aucune mesure agissant directement sur la crise immobilière a donc eu l'effet inverse de celui espéré. Il a d'abord suscité déception et scepticisme dès vendredi après-midi aux Etats-Unis, avec une nouvelle baisse, quoique limitée, de la Bourse de New York, qui a connu ainsi sa pire semaine en 5 ans. Ce pessimisme s'est ensuite transformé en forte inquiétude en Asie lundi matin, puis en quasi-panique en Europe lundi dans la journée, et enfin en débandade en Amérique du Sud lundi soir, l'hypothèse d'une récession américaine se faisant de plus en plus insistante.

C'est un nouveau revers pour l'administration Bush, qui fin décembre avait déjà échoué dans sa tentative de mettre sur pied une parade collective à la crise des «subprime» en installant un «superfonds», destiné à racheter les actifs invendables détenus hors-bilan par les grandes banques américaines. Ce projet, qui était fortement poussé par le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, et auquel avait participé nombre de grandes banques américaines, a finalement capoté, chaque établissement préférant essayer de gérer ses pertes de son côté.

C'est une nouvelle catastrophe provoquée par le plus incompétent de tous les Présidents de l'histoire des Etats-Unis.

Jean-Philippe Miginiac

 

mardi 15 janvier 2008

Repères 15/01/08 - Bagram, l'autre Guantanamo

Repères 15/01/08 - Bagram, l'autre Guantanamo

Un rapport confidentiel de la Croix Rouge le révèle, la base militaire US de Bagram, en Afghanistan, récèle un centre de détention peut-être encore pire que Guantanamo.

Afghan Prison Looks Like Another Guantanamo
IPS Jan 14

"It is a prison located on the U.S. military base at base in the ancient city of Bagram near Charikar in Parvan, Afghanistan. The detention centre was set up by the U.S. military as a temporary screening site after the 2001 invasion of Afghanistan overthrew the Taliban. It currently houses some 630 prisoners -- close to three times as many as are still held at Guantanamo.

In 2005, following well-documented accounts of detainee deaths, torture, and "disappeared" prisoners, the U.S. undertook efforts to turn the facility over to the Afghan government. But thanks to a series of legal, bureaucratic and administrative missteps, the prison is still under U.S. military control. And a recent confidential report from the International Committee of the Red Cross (ICRC) has reportedly complained about the continued mistreatment of prisoners.

The ICRC report is said to cite massive overcrowding, "harsh" conditions, lack of clarity about the legal basis for detention, prisoners held "incommunicado", in "a previously undisclosed warren of isolation cells," and "sometimes subjected to cruel treatment in violation of the Geneva Conventions." Some prisoners have been held without charges or lawyers for more than five years.

According to Hina Shamsi of the American Civil Liberties Union (ACLU), "Bagram appears to be just as bad, if not worse, than Guantanamo. When a prisoner is in American custody and under American control, our values are at stake and our commitment to the rule of law is tested."

She told IPS, "The abuses cited by the Red Cross give us cause for concern that we may be failing the test. The George W. Bush administration is not content to limit its regime of illegal detention to Guantanamo, and has tried to foist it on Afghanistan."..."

 

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