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samedi 5 septembre 2009

La phrase du jour 05/09/09 - La sous-alimentation touche trente millions d’Européens

La phrase du jour 05/09/09 - La sous-alimentation touche trente millions d’Européens

"Des données de l'UE montrent que 5 à 15 % de la population totale, 40 % des patients hospitaliers et 60 % des résidents des maisons de retraite sont sous-alimentés ou en danger de l'être"

Le Dr Sieber, de l’Institut de biomédecine de l’âge de l’université d’Erlangen en Allemagne

Lire :

La sous-alimentation touche trente millions d’Européens
Maxisciences 2009-09-05

mercredi 3 septembre 2008

Analyse 03/09/08 - L'Europe ébahie voit naître un nouveau monde !

Analyse 03/09/08 - L'Europe ébahie voit naître un nouveau monde !

par Jean-Philippe Miginiac - Strategic-Road.com Analysis 03/09/08

Il faut s'affranchir d'urgence de la propagande des commentaires. Nous ne sommes pas dans un conflit idéologique et nous n'assistons donc pas au retour de la guerre froide et du glacis de l'empire soviétique. Il existe dorénavant deux grandes puissances, les Etats-Unis et la Russie, qui ont montré leur volonté de s'affranchir au besoin du droit international et d'utiliser la force pour défendre ou pour poursuivre leurs intérêts mais on aurait tort de croire que l'intervention russe en Géorgie procède d'un vieux réflexe soviétique. Au contraire, nous assistons à une intervention délibérée et soigneusement envisagée par avance. Nous sommes les témoins stupéfaits d'un bouleversement des rapports de force, d'une rupture géostratégique majeure et de l'accouchement d'un nouveau monde.

Aucun commentateur ne l'aura relevé mais la première clé du conflit russo-georgien est entièrement inscrite dans la déclaration faite par le Président Dimitri Medvedev devant son Conseil de Sécurité le 8 Août, le jour même de l'assaut militaire géorgien contre l'Ossétie du Sud : " La Russie a toujours été et restera toujours le garant de la sécurité du Caucase ".

La Russie est en effet l'acteur majeur du Caucase depuis Pierre le Grand et la domination russe a dessiné la configuration générale de la région, privilégiant l'axe Nord-Sud via l'Arménie et l'Iran.

Mais depuis la chute de l'empire soviétique, l'occident veut imposer un axe est-ouest par lequel transiteraient, via le Caucase et la mer Noire, les richesses énergétiques et minérales en provenance de l'Asie Centrale et de la Caspienne et destinées à l'Europe et potentiellement aux Etats-Unis, richesses qui transitaient jusqu'alors via le territoire russe.

Washington veut notamment accroître ses sources d'approvisionnement en hydrocarbures grâce au désenclavement des productions de la Caspienne et privilégie officiellement des routes multiples pour les pipelines à partir de l'Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Turkménistan, favorisant surtout les projets de désenclavement suivant l'axe est-ouest, c'est à dire évitant à la fois le territoire russe et celui de l'Iran.

La politique américaine en Caspienne est d'abord stratégique. Elle vise à assurer l'influence prépondérante des Etats-Unis dans la zone et à prévenir l'émergence d'un nouvel empire russe en Eurasie. Washington veut donc promouvoir le développement d'une Asie centrale détachée de l'influence exclusive de la Russie et aussi de celle potentielle de l'Iran.

Washington veut de plus s'offrir la possibilité de positionner des moyens politiques et militaires propres à fermer l'axe russe vers le Sud et le Moyen-Orient (d'où la volonté américaine d'intégrer la Géorgie dans l'OTAN) et la stratégie américaine heurte donc de plein fouet la stratégie de la Russie qui veut, quant à elle, conserver un contrôle sur les flux énergétiques eurasiatiques, garder un accès vers le Sud et établir, en mer Noire, en Caspienne et en Asie Centrale, une ceinture de protection d'états amis autour de la Russie.


Medvedev, encore, délivre une autre clé le 31 Août dans une interview à trois chaînes de télévision russes : " La Russie ne peut accepter un système mondial où les décisions sont prises par les seuls Etats-Unis ".

En d'autres termes, l'ordre unipolaire a vécu et la Russie est aujourd'hui déterminée à s'affirmer comme puissance première d'un ordre multipolaire nouveau. Et il ne s'agit plus là d'un discours, comme celui délivré par Vladimir Poutine à la Conférence de Munich sur la sécurité en Février 2007, accusant les États-Unis et leurs alliés de vouloir imposer une vision unipolaire du monde qui ne ferait qu'attiser les conflits. Aujourd'hui, la Russie montre de facto, et par la force, qu'elle n'accepte pas, qu'elle n'acceptera plus une expansion de l'OTAN toujours plus à l'Est et qu'elle s'opposera donc par la force au diktat américain (et à la présence de l'Otan) en Géorgie.

La détermination moscovite, tranquillement préparée, affirmée et poursuivie chaque jour de la crise sur le terrain et dans l'espace de communication, nous délivre une dernière clé qui éclaire la stratégie russe et illumine un peu plus l'échec et la décadence américaine :

- Moscou a minutieusement anticipé, voire un peu provoqué, la folie de Tbilissi lançant l'assaut contre sa province infidèle avec l'assentiment imbécile de ses parrains occidentaux et les chars russes se sont immédiatement précipités dans l'opportunité ainsi ouverte pour prétendre garantir la paix et montrer le risque d'une Géorgie déstabilisante au sein de l'espace occidental.

- Moscou a exploité, jusqu'à la limite extrême de la rupture, le flou de l'accord de paix signé sous l'égide de Nicolas Sarkozy pour bien signifier sa détermination et montrer que le point de non-retour était bien dépassé. N'intervenez pas car nous ne cèderons pas !

- Moscou a bloqué toutes possibilités de condamnation par le Conseil de Sécurité des Nations Unies (droit de veto) et porté très vite des menaces de ruptures contre l'Europe (flux énergétiques) et contre l'OTAN (facilité de transit vers l'Afghanistan) pour bien marquer quels pourraient être les prix de la résistance occidentale.

- Moscou a clairement signifié que tous les pipelines construits dans la région en dehors de l'espace russe étaient maintenant à portée de ses armes, accroissant ainsi drastiquement le risque des investisseurs (Tbilissi accuse Moscou d'avoir bombardé durant le conflit deux principaux oléoducs en Géorgie: Bakou-Tbilissi-Ceyhan et Bakou-Soupsa, ainsi que le gazoduc du Caucase Sud, qui transporte du gaz vers la Turquie). Le choc géostratégique est majeur pour l'environnement sécuritaire de tous les investissements internationaux dans la région et les Etats-Unis craignent déjà que l'Azerbaïdjan ne commence à transporter ses ressources énergétiques à travers la Russie au lieu de la Géorgie (Début juin, le géant gazier russe Gazprom a proposé d'acheter à l'Azerbaïdjan des volumes de gaz importants "aux prix du marché" et lors de sa visite à Bakou en juillet, le président russe Dimitri Medvedev a estimé qu'il y avait "des perspectives" de coopération entre Moscou et Bakou dans le domaine des hydrocarbures).

- Moscou a reconnu les indépendances ossètes et abkhases au risque de provoquer une déstabilisation accrue du Nord-Caucase, déjà sous son contrôle mais marqué par de graves tensions ethnico-politiques. La Russie a ainsi montré qu'elle exclut tout recul, que la crise géorgienne ne peut plus être soldée par un retour aux équilibres précédent et que Moscou entend rester dans l'avenir, quel qu'en soit le prix, la puissance régionale déterminante pour le contrôle de l'ensemble du Caucase et de la Caspienne.

- Washington, affaibli par sa campagne présidentielle en cours, toujours drogué par ses illusions d'hégémonie absolue, incapable de tirer les leçons de ses échecs et irrémédiablement discrédité par les spectres de l'Irak, de Guantanamo, d'Abou Ghraib et des prisons secrètes de la CIA, peine à porter ses accusations contre " l'immoralité " de l'ours " soviétique " et sa condamnation de l'oukase russe rencontre peu d'écho dans le vaste monde.

- Washington, à bout de forces économiques, englué militairement en Irak, en Afghanistan, peut-être d'ici peu en Iran, et sans doute inéluctablement au Pakistan, ne peut supporter une guerre de plus. Le syndrome d'échec a en outre divisé profondément pouvoir politique et encadrement militaire et il suffit d'entendre le silence étourdissant du Pentagone dans la crise actuelle pour mesurer le KO américain.

Pour mesurer l'extraordinaire de cette situation nouvelle, il faut se souvenir qu'une des premières destinations de Donald Rumsfeld, après le 11 Septembre 2001, fut la Georgie et que ce voyage fut suivi, début 2002, d'un déploiement significatif de forces spéciales. La stratégie américaine était alors clairement d'utiliser la " guerre contre la terreur " pour bâtir les infrastructures militaires du " Nouveau siècle américain " en mer Noire, en Caspienne et en Asie Centrale. Les protestations russes d'alors, pliant sous le joug et la supériorité américaine conquérante, avaient été totalement inaudibles.

Il faut entendre aujourd'hui Dmitri Rogozine, Ambassadeur russe à l'OTAN, qualifier le rôle de George W. Bush dans l'affaire du BMDE (bouclier anti-missile américain installé en Pologne et en République tchèque) : " Je pense que le président américain George W. Bush ne comprend même pas ce qu'on lui a "refilé". Il ne s'agit en fait que des ambitions du complexe militaro-industriel convoitant de grosses commandes."

Il faut entendre, aujourd'hui, Nurusultan Nazarbayev, le Président du Kazakhstan, croulant pendant des années sous les millions de dollars de Washington et qui était reçu en grande pompe à la Maison Blanche en Septembre 2006, assurer Vladimir Poutine de son soutien dans la crise géorgienne lors du sommet de l'Organisation de Coopération de Shanghaï (SCO) qui vient de se tenir à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, le communiqué final du sommet assurant en outre Moscou du soutien de l'ensemble des membres du SCO (Chine, Russie, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan et Uzbekistan) quant au " rôle actif de la Russie pour la paix et la coopération dans la région " (curieusement la plupart des médias occidentaux ont relevé un échec russe à Douchanbé parce que les membres du SCO n'ont pas reconnu les indépendances ossètes et abkhases).

Il faut voir enfin, pour mesurer la rupture totale du rapport de force, l'aisance et la décontraction de Vladimir Poutine, interviewé le 27 Août sur CNN, accusant les américains d'être derrière l'attaque géorgienne contre l'Ossétie du Sud pour favoriser la candidature McCain tout en appelant l'intervieweur de CNN par son prénom et en rappelant sa rencontre avec George W. Bush, aussi désigné par son prénom, aux JO de Pékin. Deux jours plus tard, Vladimir Poutine confirmait sa version sur une chaîne de télévision allemande, ajoutant que des conseillers US avaient participé à l'attaque géorgienne. Aujourd'hui, ce sont les dénégations américaines qui restent complètement inaudibles dans les médias.

Et l'Europe ? Plus que jamais divisée et en pleine crise de schizophrénie, elle a encore une fois démontré que, géant économique, elle n'en demeure pas moins nain politique et militaire, incapable de répondre aux défis des guerres proactives pour l'énergie (hier l'Irak, aujourd'hui la Géorgie, demain l'Iran ?) ! Porteuse (trop vite ?) d'un accord de paix qui oublie la garantie des frontières géorgiennes et accorde à la Russie des arrangements de sécurité qui ne dépendent que de son bon vouloir, elle se réfugie, tremblante, dans les bras américains dès que Vladimir Poutine hausse le ton et ordonne à ses chars de parader à quarante kilomètres de Tbilisi pour saluer la visite de Condoleeza Rice. La question posée est pourtant maintenant la suivante : l'Europe doit-elle poursuivre l'utopie purement atlantiste dans les bras d'un ami américain aujourd'hui épuisé et discrédité pour constater, demain, que ses livraisons énergétiques sont toutes entières à la merci du bon vouloir russe, ou l'Europe doit-elle enfin considérer et affirmer avec force, y compris en moyens militaires communs et en politique de défense intégrée, ses intérêts propres et son propre équilibre géostratégique entre Ouest et Est ? Dans le Caucase, intérêts russes et européens mériteraient peut-être alors d'être pris en compte à égalité dans le partenariat stratégique en suspension, au risque de primer sur l'intérêt de l'imperium américain. Il ne s'agit pas de rompre avec nos amis de Washington mais, comme vient de le déclarer Dominique de Villepin, " il y a quelque chose à inventer entre l'Union Européenne et la Russie ".

Jean-Philippe Miginiac

 

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samedi 28 juin 2008

La phrase du jour 28/06/08 - Jean-Pierre Jouyet

La phrase du jour 28/06/08 - Jean-Pierre Jouyet

"Le rôle des néo-conservateurs américains dans le référendum irlandais a été quelque chose de tout à fait important"

 

"L'Europe reste un combat, l'Europe a des ennemis qui sont puissants et on l'a vu avec le référendum irlandais, qui sont dotés de moyens financiers tout à fait importants, qui viennent non pas d'Europe mais de l'autre côté de l'Atlantique... Le rôle des néo-conservateurs américains dans le référendum irlandais a été quelque chose de tout à fait important"

Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes, qui s'exprimait dans le cadre de la deuxième édition des Etats généraux de l'Europe, à Lyon (source AFP).

 

Paranoïa ? Jean-Pierre Jouyet a certainement raison sur l'activisme néocon en Europe (voir ci-dessous). Il ne faudrait cependant pas oublier qu'en retour, le camp du Oui a montré son incapacité la plus totale à défendre ses positions et à mener une campagne digne de ce nom.

En témoigne un sondage assez complet de Gallup qui détaille les raisons du non irlandais au Traité de Lisbonne. Cette enquête a été commanditée par la Représentation de la Commission européenne en Irlande.

Ses enseignements principaux en sont :

- 52% des abstentionnistes affirment ne pas avoir complètement compris l'enjeu du référendum. 42% affirment ne pas avoir été suffisamment informés sur ses conséquences. Et 37% disent ne pas avoir été assez informés de son contenu.

- 64% des 18-24 ans se sont abstenus, contre seulement 31% des 55 ans et plus.

- 57% des partisans du oui estiment que la campagne des nonistes a été la plus efficace. Dans l'ensemble, 68% des votants partagent cette opinion.


Dixit Jean-Claude Juncker : "On peut gagner un référendum, c'est faisable. Il faut juste se battre, et encore se battre"

 

Lire un commentaire néocon :

Ireland Saves Europe From Itself
Nile Gardiner, the Director of the Margaret Thatcher Center for Freedom at the Heritage Foundation, June 17, 2008

"...The Treaty, a reheated version of the European Constitution, which was originally rejected by voters in France and Holland in 2005, is a blueprint for a European superstate with major implications for the EU’s 27 member states. It has all the trappings of supra nationalism, creating an uber-government including an EU foreign minister and permanent president as well as an EU diplomatic corps and pan-European magistracy. If enacted it would threaten the very fabric of the transatlantic alliance, from the Anglo-American special relationship to the North Atlantic Treaty Organization, as well as a host of major bilateral relationships between Washington and European capitals.

The Treaty's defeat should be celebrated by all who believe in the principle of national sovereignty and the right of individual peoples to shape their own future. It should be warmly welcomed by the United States as a sign that the spirit of freedom is still alive and well in Europe. It is in America’s interests to have a Europe of sovereign states that can work together with the U.S. when and where they choose to do so, without being subject to dictats from Brussels..."


Lire également :

US Neocons Accused of Role in Irish 'No' Vote
Spiegel 25/06/08

"Did neo-cons from the United States fund the campaign in Ireland to reject the Lisbon Treaty? Accusations to that effect are widespread -- particularly given the business contacts of a leading group in the "no" camp.

The words were clear: "Europe has powerful enemies on the other side of the Atlantic, gifted with considerable financial means." The speaker was France's Europe Minister Jean-Pierre Jouyet, addressing a pro-European rally in Lyon at the weekend.

He was putting the blame for the Irish rejection of the Lisbon Treaty on some surprising shoulders: neoconservatives in the United States. "The role of the American neocons was very important in the victory of the 'no,'" he said.

A voice of paranoia from old Europe? Perhaps. But the allegations are not exactly new. Those campaigning for a "yes" vote in the Irish referendum on June 12 had made similar suggestions in the run up to the vote.

One of the most powerful groups campaigning against the treaty was Libertas, which describes itself as a "new European movement dedicated to campaigning for greater democratic accountability and transparency in the institutions of the EU." The group had said that its main gripe with the Lisbon Treaty had been that it was anti-democratic and could undermine Irish business interests.

Libertas claimed it spent €1.3 million on its campaign, though its opponents speculate the total might be even higher. In contrast, the ruling Fianna Fail party was estimated to have spent around €700,000 on its "yes" campaign.

There has been much speculation about where exactly the Libertas funding came from. The group's founder Declan Ganley is an Irish millionaire who is also CEO of Rivada Networks, a telecommunications company which has worked with the US military. The company's Web site says that it is a "leading designer, integrator and operator of public safety communications and information technology networks for homeland security forces and first responders."

A member of the center-right Fine Gael party, Lucinda Creighton, said before the referendum that the businesses of Ganley and Ulick McEvaddy, an aviation millionaire who was also involved in the "no" campaign, were "heavily dependent on contracts from the US State Department, the Pentagon and US government agencies." She went on to say: "These men are a lot less concerned about Irish sovereignty than they are about the potential hit to their own personal business interests."

However, Ganley rejected any allegation that US funding was behind his campaign. Before the referendum he told the Irish Independent newspaper: "I am funding it and so are a lot of other people. We have a donations facility online. .. There are some wonderful people that are stepping forward and writing checks."...

...Comments from a controversial former US diplomat before the referendum have added fuel to the conspiracy theory. John Bolton, the former US ambassador to the United Nations, was in Dublin to deliver a speech on trans-Atlantic relations a week before the vote. He warned that the treaty could "undercut NATO," something that would be a "huge mistake." According to Bolton, known for being one of Washington's most outspoken hawks, if the EU had its own military capability people will think NATO redundant and that Europeans "can take care of their own defense."..."

 

jeudi 1 mai 2008

La phrase du jour 01/05/08 - Michael Hayden

La phrase du jour 01/05/08 - Michael Hayden

"il n'est pas clair quand et si les Etats-Unis et l'Europe en viendront à partager la même vision des menaces du 21ème siècle, comme nous l'avons fait dans la dernière moitié du 20ème siècle, et forgeront ensuite une approche commune à la sécurité"

Michael Hayden, directeur de la CIA

 

"AFP 30/04/08 - ...Dans un discours à l'université d'Etat du Kansas (centre), le directeur de la CIA a fait état de changements dans "la relation stratégique clé" entre l'Europe et les Etats-Unis, notamment "de désaccords sur la guerre en Irak et la lutte contre le terrorisme" qui "ont soulevé des questions ces dernières années sur l'avenir de l'Alliance".

"Ces désaccords, a-t-il poursuivi, sont seulement des symptômes d'un glissement sous-jacent provoqué par la fin de la Guerre Froide" qui "revient à ceci: la relation USA-Europe n'a plus besoin de se focaliser d'abord sur l'Europe"...

..."Nous pouvons, pour la première fois, consacrer la plus grande partie de notre énergie à faire face aux menaces mondiales qui nous affectent tous", a-t-il dit...

..."Si nous partageons la même idée que le terrorisme est un danger pressant, nous ne sommes pas d'accord sur les meilleures manières de l'affronter" a-t-il ajouté.

"Des vues divergentes sur la nature des menaces et la meilleure tactique pour les affronter affecteront vraisemblablement les relations Europe-Etats-Unis pour la plus grande partie de ce siècle et ses effets se feront sentir à plusieurs niveaux - du renseignement aux forces de l'odre à la coopération militaire et la politique étrangère", a ajouté M. Hayden.

"Je suis sûr que nous continuerons à travailler ensemble sur de nombreux défis mondiaux comme nous le faisons aujourd'hui en apportant la stabilité à l'Afghanistan et dans nos efforts pour dissuader l'Iran de développer un armement nucléaire" a-t-il poursuivi.

"Mais il n'est pas clair quand et si les Etats-Unis et l'Europe en viendront à partager la même vision des menaces du 21ème siècle, comme nous l'avons fait dans la dernière moitié du 20ème siècle, et forgeront ensuite une approche commune à la sécurité", a-t-il relevé."

 

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