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mercredi 14 mai 2008

La phrase du jour 14/05/08 - Jean-Claude Juncker

La phrase du jour 14/05/08 - Jean-Claude Juncker

"Nous pensons que les dérapages excessifs sur les salaires [de certains dirigeants d'entreprises] que nous avons pu observer dans plusieurs pays sont proprement scandaleux et regardons quels moyens (utiliser) pour lutter contre ces excès là",

Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe
 


L'Eurogroupe dénonce les salaires "scandaleux" de certains patrons
AFP 14/05/08

"Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) ont dénoncé mardi soir les augmentations de salaires "scandaleuses" que s'attribuent certains dirigeants d'entreprises et envisagent de prendre des mesures fiscales pour contrer ce phénomène.

"Nous pensons que les dérapages excessifs sur les salaires que nous avons pu observer dans plusieurs pays sont proprement scandaleux et regardons quels moyens (utiliser) pour lutter contre ces excès là", a déclaré le président de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à l'issue d'une réunion du forum à Bruxelles.

Les pays européens envisagent en particulier d'imposer fiscalement les primes de départ versées sous différentes formes aux dirigeants qui quittent leurs fonctions, telles que les "golden handshake" (poignée de main dorée) et autre "golden parachute" (parachute doré), a-t-il ajouté.

En règle générale, ces primes sont aujourd'hui non imposables car présentées comme des frais généraux, a précisé M. Juncker, qui a dénoncé un véritable "fléau social"..."

 

dimanche 2 mars 2008

Repères 02/03/08 - L'escalade de l'or

Repères 02/03/08 - L'escalade de l'or

Buying by Russia and Qatar spurs gold price rise towards $1,000
The Times March 1, 2008

"...This time, however, the beneficiaries of the oil-price explosion are driving the demand for gold. Research by the World Gold Council shows that Qatar, the gas-rich Gulf state, has been buying about one tonne of gold - worth more than $34million today - every month for at least the past year.

Russia, a large producer of oil, gas and metals, has also been hoarding gold. It increased its reserves by 44 tonnes last year, spending more than $1.5billion, and holds 438 tonnes of gold compared with the 310 tonnes held by the Bank of England.

Demand from these countries is one of the reasons that gold prices have risen by 240 per cent since 2001. Gold hit a record high yesterday at $976.20 an ounce and analysts believe that it will pass $1,000 this year.

Most European central banks are selling their gold reserves and the International Monetary Fund (IMF) indicated this week that it, too, may start to sell gold. Countries such as Russia and Qatar want gold because they are generating huge surpluses from exports of natural resources but do not want to hold them all in US dollars, because the dollar's value is sliding.

Neal Meader, a research director at the Gold Fields Mineral Service, said: “Buying gold is like buying a hedge against risk and possible downsides elsewhere in the global economy.”

Another reason for the rise in gold prices is that Chinese citizens are buying gold jewellery as a store of wealth. It is a standing joke in the industry that the metal's price always rises after a good harvest in India or China, where farmers buy high-carat jewellery as a way of storing extra revenue. The Chinese central bank is not believed to have increased its 600 tonnes of gold reserves.

Matthew Turner, an analyst at the consultancy Virtual Metals, said: “We don't think the Chinese are buying because they have such huge foreign reserves that they would have to buy a vast quantity of gold to diversify it away from dollars.”

Western pension funds and institutional investors have also helped to drive up the gold price. Gold is traded on closed exchanges, such as the London Bullion Market, but for the past year investors have also been able to buy “shares” in gold. Exchange Traded Funds (ETFs) are quoted on regular stock markets and allow pension funds effectively to buy a share in a gold bar..."

 

jeudi 24 janvier 2008

Repères 24/01/08 - Davos broie du noir

Repères 24/01/08 - Davos broie du noir

Davos, qui se trompe chaque année, broie du noir et prédit le pire !


Davos peint l'économie mondiale en noir
Le Temps Jeudi 24 janvier 2008

" "Les Etats-Unis ne sont pas enrhumés, ils ont une pneumonie." Attendu comme l'oracle dans une salle comble, Nouriel Roubini n'a pas boudé son plaisir, mardi matin à Davos. Ce professeur d'économie à l'Université de New York est devenu une petite célébrité. L'an dernier, contre vents et marées, il avait averti les participants du Forum économique mondial qu'une crise importante se préparait. Sans les convaincre.

Quelque 300 personnes, en bonne partie debout, étaient venues l'écouter cette année. "La question n'est plus de savoir si l'économie américaine va entrer ou pas en récession, a dit Nouriel Roubini. Elle se dirige vers un atterrissage en catastrophe, avec un recul du PIB (produit intérieur brut) durant non pas deux mais quatre trimestres. La Réserve fédérale a agi trop peu et trop tard. Il s'agit d'une grave récession qui touchera l'ensemble de la planète." Il ajoute que des bulles immobilières sont en train d'éclater en Grande-Bretagne, en Espagne, en Irlande et en France.

Un autre économiste de poids, Stephen Roach de Morgan Stanley, a enfoncé le clou: en baissant lundi de 75 points de base son taux directeur, "la Fed n'a rien fait d'autre qu'aider des marchés qui pleuraient. Elle fait juste le ménage après l'éclatement des bulles, et en prépare de nouvelles."..."

 

mercredi 23 janvier 2008

Analyse 23/01/08 - Sauvez le noyé !

Analyse 23/01/08 - Sauvez le noyé !

La FED en intervenant a évité pour un temps le krach. C'est un nouveau message adressé aux institutions et acteurs financiers, poursuivez, on vous refinancera, et un nouveau mensonge délivré aux acteurs économiques, voyez comme les marchés s'autorégulent et comme le système financier international fonctionne bien ! Poursuivez donc sans contraintes, titrisez, dérégulez, laissez circuler les capitaux, spéculez, spéculez, et spéculez encore (les arbres montent bien jusqu'au ciel)... et, surtout, gelez toujours les bas salaires au profit des mauvaises gouvernances actionnariales, attribuez les fautes aux pauvres et faîtes que l'état n'intervienne pas.

Tout le paradoxe de la crise est là, la solution doit d'abord se parer d'immoralité car l'économie réelle (vos emplois, votre épargne) ne résisterait pas à la révélation des cadavres encore dissimulés dans les coffres des banques.

La crise des subprimes ne fait que mettre en lumière les dérives incontrôlées de l'utilisation de la titrisation des créances immobilières aux États-Unis. Le marché des subprimes en a gonflé à des niveaux jamais vus grâce à à cette technique financière qui consiste à transformer des créances (et autres actifs) illiquides en titres liquides, à en transférer les risques à une cascade d'investisseurs (c'est à dire au marché mondial virtuellement infini des capitaux) et à noyer (à maquiller) la valeur et la solvabilité réelle de ces titres sous une avalanche opaque d'agences de notation et de sociétés d'assurances.

Pour éviter le gouffre, il n'y a pas d'autres solutions que de maintenir au moins pour un temps la tête du noyé hors de l'eau. Il faut donc d'abord abreuver le marché et les spéculateurs de liquidités, ce que font très bien les banques centrales et la FED en particulier.

Mais pour éviter le gouffre il faut aussi intervenir de toute urgence pour stopper la crise de solvabilité initiale et remettre les wagons pourris du subprime sur les rails. C'est ce que proposait la candidate démocrate, Hillary Clinton, le 5 Décembre 2007 avec un "package" immédiat de 110 milliards de dollars (gel des taux d'intérêt pour les emprunteurs immobiliers, moratoire sur les saisies, aides aux familles les plus démunies etc...). George W. Bush semble, lui, ne pas avoir un seul instant pris conscience du problème, oubliant le volet risques financiers, ne prévoyant aucune mesure agissant directement sur la crise immobilière  et ne proposant qu'une réduction d'impôt à ceux qui en payent (salauds de pauvres !) alors qu'il est urgent que le gouvernement américain apporte sa garantie totale à la solvabilité des emprunteurs du subprime.

Et une fois le noyé étendu, sauf, sur la plage et le train vérolé de la finance remis sur ses rails, il faudra bien, s'il n'est pas trop tard, garantir la solvabilité des cadavres encore dissimulés et s'attaquer au fond du problème en encadrant drastiquement, pour l'avenir, le système financier dans son ensemble.

Jean-Philippe Miginiac

 

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