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Tag - Dominique de Villepin

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mercredi 28 octobre 2009

Politiques 27/10/09 - Discours de Dominique de Villepin à la Maison de l’Amérique latine

Politiques 27/10/09 - Discours de Dominique de Villepin à la Maison de l’Amérique latine (extraits)

"Chers amis, quel bonheur pour moi d’être avec vous ce soir, avec Brigitte Girardin, avec tous nos amis parlementaires et élus, et vous tous, mes amis, réunis ici pour la première fois. Nous sommes ici pour répondre aux préoccupations des Français, de tous les Français.

La France a besoin de vous. Elle a besoin de votre volonté, de votre énergie, de votre lucidité.

Je voudrais, tout d’abord, répondre avec vous à quelques questions simples qui définissent le cadre de notre réflexion et de notre action.

1-Qui sommes-nous ?

Nous sommes un rassemblement de Françaises et de Français venus de tous les horizons, de toutes origines, de toutes sensibilités, de toutes expériences,

C’est dire que nous partageons des valeurs communes et une même vision pour la France faite de fidélité à un héritage commun et en même temps d’ambition parce que nous voulons nous tourner résolument vers l’avenir.

C’est dire que nous refusons tout esprit de système et tout esprit partisan. Nous refusons de nous enfermer dans le jeu des intérêts particuliers, des communautés et des catégories.

2-Quelle est notre ambition pour la France ? C’est d’agir.

Agir dans un moment fondateur.

C’est un temps de crise et de profonde remise en cause, car nous sommes à l’heure des défis mondiaux. Nous traversons une crise majeure, une crise économique d’une ampleur sans précédent pour nos économies développées. Nous devons trouver notre place dans une mondialisation dans laquelle plus rien ne sera comme avant. De nouvelles hiérarchies se mettent en place à l’échelle du monde, de nouveaux rapports de force internationaux se cristallisent. Les positions acquises s’érodent.

Nous sommes à l’heure des défis pour l’Europe où la France doit assumer un rôle pionnier, le défi d’une Europe-puissance capable de défendre ses intérêts et de peser sur le monde, le défi d’une Europe-confiance plus solide, plus efficace et plus démocratique.

Nous sommes à l’heure des défis pour la France. Des défis très concrets, le cercle vicieux du chômage et de la dette dont il faut sortir. Pour y répondre, il nous faut plus de cohésion, plus de vision, plus d’action. Face à une crise sans précédent, notre modèle social a montré sa force. Il montre aussi ses fragilités. Nous ne pouvons accepter le sacrifice d’une génération, une jeunesse qui est la première victime de la récession.

Agir à travers un choix fondateur qui est de conjurer le mal français.

La concentration du pouvoir ne permet pas l’efficacité du pouvoir. Elle conduit à l’isolement, à l’esprit de cour, à la bureaucratie au jeu stérile des polémiques. On le voit aujourd’hui : une polémique chasse l’autre sans que les vrais problèmes des Français soient traités, sans qu’on puisse créer des majorités d’idées, des majorités d’action.

Seul l’esprit de mission permet de casser cet engrenage parce qu’il permet de conjuguer toutes les énergies et de les tourner vers le service des Français. C’est la grande leçon que nous tenons de notre histoire : quand l’esprit de mission est au rendez-vous, la France est grande, la France est forte. Nous l’avons vu avec le général de Gaulle. Nous l’avons vu à d’autres moments de notre histoire, sous la Convention de l’an II ou à la Libération, avec Clémenceau comme avec Blum, sous la droite comme sous la gauche.

C’est cet esprit de mission qui a permis à la France, à certains moments au cours des dernières décennies, d’être en initiative, de créer un élan commun et de marquer des points, à certains moments sous la présidence de François Mitterrand à travers des réformes de société, à certains moments sous Jacques Chirac à travers l’affirmation de l’indépendance de la France, comme d’ailleurs à certains moments sous Nicolas Sarkozy, au moment de la Présidence Française de l’Union Européenne.

Mais c’est malheureusement trop souvent un esprit de mission à éclipses et les points gagnés peuvent être vite perdus. Comment faire pour que ces moments durent ? C’est la clé de la démocratie française pour créer continuité de l’action et rassemblement des volontés.

Il faut le respect d’un équilibre institutionnel. Dans un pays complexe comme la France, on a besoin de cette répartition du pouvoir. C’est pour cela que j’ai toujours plaidé pour un équilibre respectueux des pouvoirs de chacun au sein de l’exécutif entre le Président, le Premier ministre et le Gouvernement, pour un équilibre entre législatif et exécutif, pour une véritable indépendance de la justice.

Agir enfin, autour d’un projet fondateur, qui est de choisir la voie de l’exigence pour renouer avec l’esprit de la Nation.

L’esprit de la Nation c’est quoi ?

Une France républicaine fidèle aux principes de liberté, d’égalité et de laïcité. Une France où chacun a sa place, où chacun a sa chance. Une France sans passe-droits, sans plafonds de verre et sans discriminations. C’est une France où l’Etat retrouve le rôle qui est le sien. Un Etat modernisé et davantage tourné vers le citoyen, qu’il s’agisse de la réforme territoriale, de la modernisation des services publics ou de leur préservation sur tout le territoire.

Une France solidaire capable de restaurer l’esprit de justice. La cohésion du pays est menacée : parce que la solidarité est plus fragile quand son financement n’est pas assuré, quand notre protection sociale annonce plus de 30 milliards d’euros de déficits en 2010. Parce que l’esprit républicain est plus fragile quand 25% des jeunes sont au chômage. Parce que l’esprit de la nation est plus fragile quand on laisse à la génération suivante un pays plus endetté, plus pollué, plus replié sur lui-même. Il faut renouer avec la réforme, courageuse et volontaire, grâce à une réforme fiscale assurant le partage équitable de l’effort, pour trouver un équilibre entre justice sociale et efficacité économique, grâce à un meilleur partage des richesses entre capital et travail qui implique une réforme du financement de la protection sociale, grâce encore à un pacte garantissant aux Français la pérennité des protections sociales, tout en rendant le système plus efficace et plus juste, en élargissant les sources de financement.

C’est une France indépendante et tournée vers l’avenir. Une indépendance qui doit reposer sur trois piliers : une politique de compétitivité qui défende la vitalité économique de la France dans la mondialisation à travers une politique d’innovation et de recherche ambitieuse, le choix de secteurs prioritaires, la mise en œuvre d’une nouvelle politique industrielle. La préservation du rayonnement de la France, afin que la France retrouve la place qui doit être la sienne sur la scène internationale, c’est-à-dire une politique de trait d’union entre Est et Ouest, Nord et Sud et la défense d’idéaux communs. La promotion de notre culture et de la francophonie qui doit être un outil de rencontre et de partage dans le nouvel environnement global et un atout pour établir le dialogue mondial.

3-Quelle est notre tâche ?

Ensemble nous avons choisi. Choisi de dire non à la fatalité, non au renoncement, non à la division. Choisi de dire oui à la défense de l’intérêt général, oui à l’esprit de mission. Aujourd’hui, plus que jamais la politique a besoin de détermination. Plus que jamais nous avons besoin d’humilité. Plus que jamais nous savons qu’il n’y a pas de solution miracle et que, sans relâche, il faut persévérer. L’ardeur, l’abnégation et l’effort nous rassemblent.

Nous sommes une force de proposition, dans tous les domaines, pour engager le débat avec l’ensemble des Français et pour construire une réflexion collective grâce en particulier aux outils créés par l’association et à la mobilisation de toutes les énergies.

Nous voulons offrir une alternative à la politique menée en tirant les leçons des difficultés rencontrées aujourd’hui par notre pays, dans un esprit de large rassemblement, et en cherchant à traiter les racines du mal français.

Nous nous mettons résolument au service des Français, en allant à leur rencontre sur tout le territoire et en tenant compte de toute la diversité de la France d’aujourd’hui, de ses aspirations et de son désir de changement.

Courage, sursaut et responsabilité, voilà notre mot d’ordre. Courage, dans notre conception d’une France indépendante. Courage de faire porter la voix de la France et son message. Courage d’assumer notre part de responsabilité dans l’ordre du monde. Courage de se donner les moyens d’une France forte.

Sursaut, pour notre pays, pour éviter l’immobilisme et le renoncement. Le sursaut de notre pays pour répondre à l’urgence et à une attente immense de renouveau. Le sursaut pour donner à la jeunesse toute sa place dans cette société.

Responsabilité pour chacun afin de défendre les exigences de l’intérêt général, afin de faire face au danger permanent d’une coupure entre le peuple et ses gouvernants.

Dominique de Villepin

mercredi 21 octobre 2009

La phrase du jour 21/10/09 - Le député PS Arnaud Montebourg

La phrase du jour 21/10/09 - Le député PS Arnaud Montebourg

"Jean-Claude Marin (le procureur de Paris), c'est une honte, la manière dont il exerce sa fonction, car il est devenu une sorte de préfet judiciaire, aux ordres du gouvernement (...) Il n'a même pas, à mes yeux, le droit de porter plus longtemps une robe de magistrat (...). L'honneur d'un magistrat aurait conduit à dire que le tribunal devait se déclarer incompétent au minimum, et si le tribunal devait maintenir sa compétence, le magistrat chargé de l'accusation, s'il avait été magistrat, aurait dû le conduire à ne demander aucune peine, aucune accusation (...). C'est un procès qui ne se déroule pas à armes égales et qui de surcroît place les magistrats en situation de surveillance permanente, par celui qui est chargé de faire leur carrière."

Arnaud Montebourg réagissant aux réquisitoire du procureur de Paris contre Dominique de Villepin.

mardi 13 octobre 2009

Politiques 13/10/09 - Pourquoi Dominique de Villepin risque d'être condamné

Politiques 13/10/09 - Pourquoi Dominique de Villepin risque d'être condamné

En république, le verdict ne ferait aucun doute et la relaxe serait prononcée faute du moindre élément, les débats l'ont démontré, prouvant la culpabilité de Dominique de Villepin.

Oui, mais nous sommes en république bananière et le président du tribunal, Dominique Pauthe, est certainement très, très embarrassé !

Peut-il faire perdre la face au Président de la République et ruiner sa carrière ?

Courage, Monsieur le président du tribunal, votre jugement sera rendu au nom du peuple français.


Jean-Philippe Miginiac



Pour mémoire, la dernière déclaration de Dominique de Villepin avant les plaidoiries :

Clearstream, une dernière fois, Villepin se lève
par Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire au Monde
Chroniques Judiciaires 12 octobre 2009

mardi 6 octobre 2009

Repères 06/10/09 - Le général Rondot innocente Dominique de Villepin !

Repères 06/10/09 - Le général Rondot innocente Dominique de Villepin !

Maitre Metzner, avocat de Dominique de Villepin (cité par La Tribune) : vous écrivez : Villepin ne m'a demandé aucune manipulation des listings. Confirmez-vous ?

Le Général Rondot (cité par La Tribune) : Je confirme très fort.

Maitre Metzner (cité par La Tribune) : Vous notez que Villepin me demande de démonter le système.

Rondot (cité par La Tribune) : Je confirme. Villepin m'a demandé de voir ce qu'il en est.

Maitre Metzner (cité par La Tribune) : on parle beaucoup de doutes.

Rondot (cité par La Tribune) : des doutes et des interrogations, j'en ai fait part à ma hiérarchie. Je ne sais pas s'ils ont été transmis plus haut.

Maitre Metzner (cité par La Tribune) : ces doutes, Villepin n'en a pas eu sur le moment. Avant le mois de juillet 2004, vous n'avez rien qui montre que Villepin avait eu connaissance de la manipulation.

Maitre Metzner (cité par AFP/Le Point) : Dominique de Villepin avait-il forcément connaissance du caractère frauduleux des fichiers Clearstream ?

Rondot (cité par AFP/Le Point) : Non

Maitre Metzner (cité par La Tribune) :  Lorsque je lis confirmation de la volonté de Sarkozy de pulvériser Villepin. Qui vous l'a dit ?

Rondot (cité par La Tribune) : c'est Lahoud.

Maitre Metzner (cité par La Tribune) : Vous écrivez contacts Mahdi-Sarkozy (NDLR : Mahdi est le pseudo de Lahoud)

Rondot (cité par La Tribune) : Lahoud me dit qu'il y a eu un contact Sarkozy-Lahoud.

Maitre Metzner (cité par La Tribune) : vous dites que le nom de Sarkozy n'est apparu qu'une fois mon enquête close. Confirmez-vous ?

Rondot (cité par La Tribune) : oui.

Maitre Metzner (cité par La Tribune) : nous sommes d'accord.

Maitre Brossolet, avocat de Dominique de Villepin (cité par La Tribune) , demande le nom d'une source qui, au mois de mai 2004, a informé Rondot que Sarkozy a mis en garde son ami Lagardère contre Gergorin. Il a juré de dire toute la vérité.

Rondot (cité par La Tribune) : c'est une source

Maitre Brossolet (cité par La Tribune) : M. le président, il faut noter que le témoin refuse de répondre alors qu'il connaît la réponse.

Maitre d'Antin, autre avocat de Villepin (cité par La Tribune) : avez-vous avertit Marland que Gergorin a été voir le juge Van Ruymbeke ?

Rondot (cité par La Tribune) : oui.

Maitre d'Antin (cité par La Tribune) : Donc MAM et Marland savaient-ils que Gergorin était le corbeau dès avril 2004 ?

Rondot (cité par La Tribune) : Oui.

Maitre d'Antin (cité par La Tribune) : MAM et Marland vous ont-ils invité à informer le juge Van Ruymbeke ?

Rondot (cité par La Tribune) : Je n'ai reçu aucune consigne particulière.

Maitre d'Antin (cité par La Tribune) : Aucune consigne particulière ...



Conclusions :

1 - L'accusation devant le tribunal, contre Dominique de Villepin, pour "complicité de dénonciation calomnieuse, faux et usage, recel d'abus de confiance et de vol" ne tient pas puisqu'il est donc établi que Dominique de Villepin n'avait pas connaissance du caractère frauduleux des fichiers Clearstream.

2 - Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, informés, n'ont rien fait pour arrêter la manipulation.

3 - Le Tribunal devrait s'intéresser de très près à la liaison Sarkozy-Lahoud !


Tout le reste n'est que fariboles


Voir :


Procès Clearstream minute par minute : le témoignage de Rondot
La Tribune.fr - 06/10/2009

Procès Clearstream : Rondot souffle le chaud et le froid contre Villepin
AFP/Le Point.fr 06/10/2009




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