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Tag - Dominique de Villepin

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jeudi 14 juillet 2011

Pour mémoire et en hommage aux morts d'Afghanistan



Cet article a été publié ici le 22 Septembre 2009 sous le titre : "Sarkozy et l'Afghanistan : la stratégie du pipeau"

Dans son discours devant les ambassadeurs, fin août, le président Nicolas Sarkozy déclarait : "En Afghanistan, je partage l’analyse de Bernard Kouchner : la campagne électorale s’est bien déroulée, en dépit des pires menaces. En votant, les Afghans ont dit non à la barbarie et au terrorisme. Aller voter, c’est aller mettre votre doigt dans l’encre indélébile quand des gens à longueur de journée vous disent que ceux qui auront de l’encre sur les doigts, on leur coupera la main… Et les talibans sont crédibles quand ils disent cela compte tenu de ce qu’est leur bilan. Et malgré cela, des millions de gens se sont rendus aux urnes. Ils méritent qu’on les aide. Dans l’attente des résultats, la France appelle les candidats et leurs partisans à faire preuve d’un très grand sens des responsabilités".

Pourtant tout le monde savait déjà que les élections afghanes avaient été massivement truquées.

Depuis, la presse internationale a souligné l’ampleur des fraudes en faveur de Hamid Karzaï, actuel président afghan. Dans le New York Times du 8 septembre un des observateurs occidentaux affirmait que 15 % des bureaux de vote n’avaient jamais ouvert, transmettant pourtant des résultats favorables à Hamid Karzaï, et 800 bureaux, ouverts ceux-là, avaient été pris en main par des partisans de Hamid Karzaï qui ont bourré les urnes. Les observateurs de l'Union européenne viennent quant à eux d'annoncer qu'environ 1,5 million de votes (soit un quart des suffrages), glissés dans l'urne le 20 août lors de la présidentielle afghane, pourraient être frauduleux.

A la veille d'une semaine chargée en rencontres diplomatiques, le président américain, Barack Obama, a lui-même clairement évoqué des doutes sur la validité des élections afghanes, déclarant que la consultation "ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré, et le déroulement du scrutin dans certaines régions du pays pose de graves questions... Des fraudes ont été signalées, cela ne fait pas de doute, et cela semble plutôt grave à première vue". De son côté, Dianne Feinstein, la Démocrate californienne qui préside la commission du renseignement du Sénat, déclarait : "Je ne crois pas que nous puissions construire un État démocratique en Afghanistan... Je crois que cela restera une entité tribale".

Mais si l’ampleur des fraudes soulève débat dans l’administration américaine, la France, elle, reste silencieuse. Le 7 septembre, le porte-parole du Quai d’Orsay déclarait : "Alors que les élections en cours devraient permettre de franchir une nouvelle étape dans l’histoire de l’Afghanistan, il est naturel de faire évoluer les modalités de la relation entre la communauté internationale et les prochaines autorités afghanes. Celles-ci devront assumer progressivement davantage de responsabilités dans la stabilisation et le développement du pays". Quelques jours plus tard, Paris confirmait la tenue d’une conférence internationale sur l’Afghanistan pour consolider les succès !

Succès ? Parmi les "succès", la poursuite des bavures. "L’OTAN admet que le raid dans la région de Kunduz a tué des civils" titre lemonde.fr le 8 septembre. Ce raid, ordonné par un officier allemand, a fait une centaine de morts, dont un nombre indéterminé de civils.

Les massacres répétés de populations civiles sous les bombardements de la coalition en Afghanistan réduisent pourtant à néant toutes les prétentions morales qui sont avancées pour justifier cette guerre. le droit international interdit aux armées de tirer sauvagement sur les bâtiments où s’entassent les civils et de bombarder sauvagement les villages, même lorsque des forces ennemies y sont présentes. Une armée en campagne qui prend le risque de tuer des dizaines de civils en écrasant des villages sous les bombes pour ne pas avoir à exposer la vie de ses soldats dans un affrontement rapproché avec les rebelles ne vaut pas mieux que ceux qu’elle prétend combattre.

Succès ? Tous les trois mois, les autorités canadiennes publient un tableau de bord sur leurs "progrès" militaires en Afghanistan, un document qui est infiniment plus honnête et plus détaillés que tout ce qui est publié par le Pentagone ou le ministère français de la Défense et qui prouve indéniablement que l'échec est patent ! Le dernier rapport montre ainsi que la province de Kandahar est de plus en plus en proie à la violence, moins stable et moins sûre, et que les attaques dans tout le pays sont plus fréquentes qu’à aucun autre moment depuis la chute du régime taliban en 2001. La fréquence des attentats au printemps a été "exceptionnellement élevée" par rapport à 2008. Le nombre d’attentats avec des mines artisanales a augmenté de 108%. Les Afghans estiment qu’ils sont moins satisfaits de l’enseignement et de la situation de l’emploi, principalement en raison de la sécurité qui est faible ou inexistante. Le Canada se concentre maintenant uniquement sur la sécurité de la ville de Kandahar, abandonnant toute tentative réelle de contrôle de la province.

L’armée canadienne quittera l’Afghanistan en 2011, mais jusqu’à présent, seules 5 des 50 écoles de son programme de construction ont été achevées, 28 autres étant seulement "en construction". Et sur les 364 écoles de la province de Kandahar, 180 ont été contraintes de fermer !

Concernant les progrès dans la "gouvernance démocratique" à Kandahar, le rapport canadien indique que la capacité du gouvernement afghan est "chroniquement déficiente et [qu’il est] miné par la corruption généralisée". Au sujet de la "réconciliation", on lit que le "début de la saison d’été des combats, et la focalisation des politiques et des militants sur les élections du mois d’août ont découragé les attentes d’initiatives dignes d’attention ... ". Même l’objectif basique de l’éradication de la poliomyélite, le projet d’assistance civile le plus important pour Ottawa en Afghanistan, a eu raison de l’International Development Agency canadienne. Et même cet aveu se dissimule derrières des mensonges véritablement dignes d’un Bush ou d'un Blair comme l’a révélé le Toronto Star en effectuant un travail sérieux de journalisme d’investigation. L’objectif d’ "éradiquer" la polio avec l’aide des fonds de l’ONU et de l’Organisation Mondiale de la Santé a ainsi été discrètement modifié pour devenir "la prévention de la transmission" de la polio. Et au lieu de mesurer le nombre d’enfants "immunisés" contre la polio, la cible a été modifiée pour se référer uniquement au nombre d’enfants "vaccinés" alors que les enfants doivent être vaccinés à plusieurs reprises avant qu’ils ne soient effectivement immunisés.

Succès ?  Ce n'est certainement pas l'avis de Zbigniew Brzezinski, éminent stratège géopoliticien, spécialiste incontesté des plans complexes de subversion et de maîtrise des zones géopolitiques et ancien conseiller de sécurité nationale de Jimmy Carter, à qui on prête une influence considérable sur l’actuel président des Etats-Unis et sur sa politique étrangère. Zbigniew Brzezinski vient en effet de déclarer, lors d’une intervention qu’il a faite à une conférence stratégique à Genève (organisée par l’International Institute for Strategic Studies de Londres), que les Etats-Unis et l'OTAN risquent, en Afghanistan, un échec équivalent à celui qu’a connu l’URSS en 1980-1988. Pour mémoire, Brzezinski sait de quoi il parle puisque c’est lui-même qui a été en grande partie responsable de l'échec soviétique en organisant, préventivement à l’intervention de l’URSS de décembre 1979, la constitution de la guérilla islamiste en Afghanistan. Et ce sont justement, d'après Brzezinski, les héritiers de cette guérilla islamiste qui affrontent aujourd’hui les Etats-Unis et l'OTAN et les confrontent à la possibilité d’un destin fatal.

Succès ? Rendant hommage aux deux soldats français tués en Afghanistan la semaine dernière, le président Nicolas Sarkozy a répété vendredi 11 septembre que la France y poursuivrait son "combat contre la barbarie", et "restera le temps nécessaire à l'avènement d'un Etat afghan souverain et librement choisi par les Afghans".

A quand un débat en France où une voix, qu'on cherche à faire taire, s'élève, seule, pour combattre la stratégie du pipeau du Président de la République. Dominique de Villepin martelait encore le 2 Septembre dernier : "La politique américaine en Afghanistan est dans l'impasse, et nous n'avons pas suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde. J'avais insisté auprès de Jacques Chirac, avant la fin de sa présidence, pour que nous amorcions un désengagement de nos troupes, en particulier des Forces spéciales. Il faut d'urgence envoyer un signal fort: une stratégie de coopération économique et sociale ambitieuse sur le terrain, assortie d'un calendrier de retrait pour montrer que notre visée n'est pas militaire. Tirons les leçons de l'Histoire et refusons les oeillères idéologiques qui font le jeu des extrémistes".


Jean-Philippe Miginiac

mercredi 28 octobre 2009

Politiques 27/10/09 - Discours de Dominique de Villepin à la Maison de l’Amérique latine

Politiques 27/10/09 - Discours de Dominique de Villepin à la Maison de l’Amérique latine (extraits)

"Chers amis, quel bonheur pour moi d’être avec vous ce soir, avec Brigitte Girardin, avec tous nos amis parlementaires et élus, et vous tous, mes amis, réunis ici pour la première fois. Nous sommes ici pour répondre aux préoccupations des Français, de tous les Français.

La France a besoin de vous. Elle a besoin de votre volonté, de votre énergie, de votre lucidité.

Je voudrais, tout d’abord, répondre avec vous à quelques questions simples qui définissent le cadre de notre réflexion et de notre action.

1-Qui sommes-nous ?

Nous sommes un rassemblement de Françaises et de Français venus de tous les horizons, de toutes origines, de toutes sensibilités, de toutes expériences,

C’est dire que nous partageons des valeurs communes et une même vision pour la France faite de fidélité à un héritage commun et en même temps d’ambition parce que nous voulons nous tourner résolument vers l’avenir.

C’est dire que nous refusons tout esprit de système et tout esprit partisan. Nous refusons de nous enfermer dans le jeu des intérêts particuliers, des communautés et des catégories.

2-Quelle est notre ambition pour la France ? C’est d’agir.

Agir dans un moment fondateur.

C’est un temps de crise et de profonde remise en cause, car nous sommes à l’heure des défis mondiaux. Nous traversons une crise majeure, une crise économique d’une ampleur sans précédent pour nos économies développées. Nous devons trouver notre place dans une mondialisation dans laquelle plus rien ne sera comme avant. De nouvelles hiérarchies se mettent en place à l’échelle du monde, de nouveaux rapports de force internationaux se cristallisent. Les positions acquises s’érodent.

Nous sommes à l’heure des défis pour l’Europe où la France doit assumer un rôle pionnier, le défi d’une Europe-puissance capable de défendre ses intérêts et de peser sur le monde, le défi d’une Europe-confiance plus solide, plus efficace et plus démocratique.

Nous sommes à l’heure des défis pour la France. Des défis très concrets, le cercle vicieux du chômage et de la dette dont il faut sortir. Pour y répondre, il nous faut plus de cohésion, plus de vision, plus d’action. Face à une crise sans précédent, notre modèle social a montré sa force. Il montre aussi ses fragilités. Nous ne pouvons accepter le sacrifice d’une génération, une jeunesse qui est la première victime de la récession.

Agir à travers un choix fondateur qui est de conjurer le mal français.

La concentration du pouvoir ne permet pas l’efficacité du pouvoir. Elle conduit à l’isolement, à l’esprit de cour, à la bureaucratie au jeu stérile des polémiques. On le voit aujourd’hui : une polémique chasse l’autre sans que les vrais problèmes des Français soient traités, sans qu’on puisse créer des majorités d’idées, des majorités d’action.

Seul l’esprit de mission permet de casser cet engrenage parce qu’il permet de conjuguer toutes les énergies et de les tourner vers le service des Français. C’est la grande leçon que nous tenons de notre histoire : quand l’esprit de mission est au rendez-vous, la France est grande, la France est forte. Nous l’avons vu avec le général de Gaulle. Nous l’avons vu à d’autres moments de notre histoire, sous la Convention de l’an II ou à la Libération, avec Clémenceau comme avec Blum, sous la droite comme sous la gauche.

C’est cet esprit de mission qui a permis à la France, à certains moments au cours des dernières décennies, d’être en initiative, de créer un élan commun et de marquer des points, à certains moments sous la présidence de François Mitterrand à travers des réformes de société, à certains moments sous Jacques Chirac à travers l’affirmation de l’indépendance de la France, comme d’ailleurs à certains moments sous Nicolas Sarkozy, au moment de la Présidence Française de l’Union Européenne.

Mais c’est malheureusement trop souvent un esprit de mission à éclipses et les points gagnés peuvent être vite perdus. Comment faire pour que ces moments durent ? C’est la clé de la démocratie française pour créer continuité de l’action et rassemblement des volontés.

Il faut le respect d’un équilibre institutionnel. Dans un pays complexe comme la France, on a besoin de cette répartition du pouvoir. C’est pour cela que j’ai toujours plaidé pour un équilibre respectueux des pouvoirs de chacun au sein de l’exécutif entre le Président, le Premier ministre et le Gouvernement, pour un équilibre entre législatif et exécutif, pour une véritable indépendance de la justice.

Agir enfin, autour d’un projet fondateur, qui est de choisir la voie de l’exigence pour renouer avec l’esprit de la Nation.

L’esprit de la Nation c’est quoi ?

Une France républicaine fidèle aux principes de liberté, d’égalité et de laïcité. Une France où chacun a sa place, où chacun a sa chance. Une France sans passe-droits, sans plafonds de verre et sans discriminations. C’est une France où l’Etat retrouve le rôle qui est le sien. Un Etat modernisé et davantage tourné vers le citoyen, qu’il s’agisse de la réforme territoriale, de la modernisation des services publics ou de leur préservation sur tout le territoire.

Une France solidaire capable de restaurer l’esprit de justice. La cohésion du pays est menacée : parce que la solidarité est plus fragile quand son financement n’est pas assuré, quand notre protection sociale annonce plus de 30 milliards d’euros de déficits en 2010. Parce que l’esprit républicain est plus fragile quand 25% des jeunes sont au chômage. Parce que l’esprit de la nation est plus fragile quand on laisse à la génération suivante un pays plus endetté, plus pollué, plus replié sur lui-même. Il faut renouer avec la réforme, courageuse et volontaire, grâce à une réforme fiscale assurant le partage équitable de l’effort, pour trouver un équilibre entre justice sociale et efficacité économique, grâce à un meilleur partage des richesses entre capital et travail qui implique une réforme du financement de la protection sociale, grâce encore à un pacte garantissant aux Français la pérennité des protections sociales, tout en rendant le système plus efficace et plus juste, en élargissant les sources de financement.

C’est une France indépendante et tournée vers l’avenir. Une indépendance qui doit reposer sur trois piliers : une politique de compétitivité qui défende la vitalité économique de la France dans la mondialisation à travers une politique d’innovation et de recherche ambitieuse, le choix de secteurs prioritaires, la mise en œuvre d’une nouvelle politique industrielle. La préservation du rayonnement de la France, afin que la France retrouve la place qui doit être la sienne sur la scène internationale, c’est-à-dire une politique de trait d’union entre Est et Ouest, Nord et Sud et la défense d’idéaux communs. La promotion de notre culture et de la francophonie qui doit être un outil de rencontre et de partage dans le nouvel environnement global et un atout pour établir le dialogue mondial.

3-Quelle est notre tâche ?

Ensemble nous avons choisi. Choisi de dire non à la fatalité, non au renoncement, non à la division. Choisi de dire oui à la défense de l’intérêt général, oui à l’esprit de mission. Aujourd’hui, plus que jamais la politique a besoin de détermination. Plus que jamais nous avons besoin d’humilité. Plus que jamais nous savons qu’il n’y a pas de solution miracle et que, sans relâche, il faut persévérer. L’ardeur, l’abnégation et l’effort nous rassemblent.

Nous sommes une force de proposition, dans tous les domaines, pour engager le débat avec l’ensemble des Français et pour construire une réflexion collective grâce en particulier aux outils créés par l’association et à la mobilisation de toutes les énergies.

Nous voulons offrir une alternative à la politique menée en tirant les leçons des difficultés rencontrées aujourd’hui par notre pays, dans un esprit de large rassemblement, et en cherchant à traiter les racines du mal français.

Nous nous mettons résolument au service des Français, en allant à leur rencontre sur tout le territoire et en tenant compte de toute la diversité de la France d’aujourd’hui, de ses aspirations et de son désir de changement.

Courage, sursaut et responsabilité, voilà notre mot d’ordre. Courage, dans notre conception d’une France indépendante. Courage de faire porter la voix de la France et son message. Courage d’assumer notre part de responsabilité dans l’ordre du monde. Courage de se donner les moyens d’une France forte.

Sursaut, pour notre pays, pour éviter l’immobilisme et le renoncement. Le sursaut de notre pays pour répondre à l’urgence et à une attente immense de renouveau. Le sursaut pour donner à la jeunesse toute sa place dans cette société.

Responsabilité pour chacun afin de défendre les exigences de l’intérêt général, afin de faire face au danger permanent d’une coupure entre le peuple et ses gouvernants.

Dominique de Villepin

mercredi 21 octobre 2009

La phrase du jour 21/10/09 - Le député PS Arnaud Montebourg

La phrase du jour 21/10/09 - Le député PS Arnaud Montebourg

"Jean-Claude Marin (le procureur de Paris), c'est une honte, la manière dont il exerce sa fonction, car il est devenu une sorte de préfet judiciaire, aux ordres du gouvernement (...) Il n'a même pas, à mes yeux, le droit de porter plus longtemps une robe de magistrat (...). L'honneur d'un magistrat aurait conduit à dire que le tribunal devait se déclarer incompétent au minimum, et si le tribunal devait maintenir sa compétence, le magistrat chargé de l'accusation, s'il avait été magistrat, aurait dû le conduire à ne demander aucune peine, aucune accusation (...). C'est un procès qui ne se déroule pas à armes égales et qui de surcroît place les magistrats en situation de surveillance permanente, par celui qui est chargé de faire leur carrière."

Arnaud Montebourg réagissant aux réquisitoire du procureur de Paris contre Dominique de Villepin.

mardi 13 octobre 2009

Politiques 13/10/09 - Pourquoi Dominique de Villepin risque d'être condamné

Politiques 13/10/09 - Pourquoi Dominique de Villepin risque d'être condamné

En république, le verdict ne ferait aucun doute et la relaxe serait prononcée faute du moindre élément, les débats l'ont démontré, prouvant la culpabilité de Dominique de Villepin.

Oui, mais nous sommes en république bananière et le président du tribunal, Dominique Pauthe, est certainement très, très embarrassé !

Peut-il faire perdre la face au Président de la République et ruiner sa carrière ?

Courage, Monsieur le président du tribunal, votre jugement sera rendu au nom du peuple français.


Jean-Philippe Miginiac



Pour mémoire, la dernière déclaration de Dominique de Villepin avant les plaidoiries :

Clearstream, une dernière fois, Villepin se lève
par Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire au Monde
Chroniques Judiciaires 12 octobre 2009

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