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Tag - Arabie Saoudite

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vendredi 6 mai 2011

Analyse 06/05/11 - La mort d’Ossama Ben Laden, ou un magistral coup de billard à trois bandes

Analyse 06/05/11 - La mort d’Ossama Ben Laden, ou un magistral coup de billard à trois bandes

Si nombre d'experts, dont les services secrets français, avaient acté une forte probabilité de décès d'Ossama Ben Laden en 2006, le scénario d'un abri « protégé » au Pakistan restait cependant envisagé.

C'est donc cette dernière hypothèse qui semble confirmée avec la localisation de l'ex leader d'Al Qaeda à Abbottabat, ville de garnison située à 65 kilomètres d’Islamabad, au cœur du système militaire de l'ISI, le fameux service de renseignement pakistanais. Abbottabat est aussi un lieu de résidence de l'élite militaire pakistanaise et, une semaine avant l'assaut, le général Ashfaq Kiayani, commandant des forces armées pakistanaise, avait même prononcé un discours à l'Académie militaire du Pakistan, à moins d'un kilomètre de la villa fortifiée où résidait Ben Laden, annonçant que « la colonne vertébrale du terrorisme était brisée » !

Quelles que soient les belles histoires délivrées pour l'occasion, imaginer que quatre hélicoptères américains, même furtifs, aient pu pénétrer dans des lieux aussi sensibles sans provoquer aucune réaction est une hypothèse hautement burlesque et les forces spéciales américaines n'ont donc pu intervenir que grâce à un accord « tacite » de l'ISI et de l'armée pakistanaise.

Et d'ailleurs, le 23 février dernier, dans une station balnéaire pakistanaise, le général Ashfaq Kiyani, assisté d'un autre général pakistanais représentant peut-être l'ISI, rencontrait l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmées américain, assisté de son côté par le général David Petraeus, commandant en chef en Afghanistan (mais aussi le futur directeur de la C.I.A. désigné par le Président Obama le 28 avril dernier), ainsi que de trois autres hauts responsables. Officiellement cette rencontre avait pour objectif de trouver une solution au « cas Davis », du nom d'un « agent consulaire » américain, arrêté à Lahore le 27 janvier dernier après avoir tué deux jeunes pakistanais. Ce citoyen américain, qui séjournait dans ce pays sous une couverture consulaire, travaillait vraisemblablement pour la C.I.A. 

Rien n'a filtré de cette réunion, mais il est aujourd'hui probable que le cas Ben Laden fut au centre des discussions, et le cas Davis traité très en marge. Une rencontre entre militaires à un tel niveau n'est en effet aucunement justifiée par l'affaire Davis qui aurait dû logiquement être traitée entre diplomates.

Un autre pays devait cependant être au cœur des réflexions des intervenants à cette réunion américano-pakistanaise. Depuis quelques années en effet, les généraux pakistanais ne font rien sans l'assentiment de l'Arabie Saoudite. Les rumeurs de financement de l'arme nucléaire pakistanaise et de « pacte nucléaire secret » entre Islamabad et Riyad émergent régulièrement et le Pakistan et l'Arabie Saoudite développent une coopération militaire étroite (voir mon article du 11/03/2006 - L'Arabie Saoudite regarde à l'Est (II) - La tentation nucléaire - in « Pour en finir avec George W. Bush » - http://www.unegalerie.fr/geopolitiques/geopolitiques.htm).

Rien de ce qui concerne Ossama Ben Laden et Al Qaeda ne saurait d'ailleurs être étranger à l'Arabie Saoudite ! Il y a quelques mois, un mémo secret signé en Décembre 2009 par la secrétaire d'État Hillary Clinton et révélé par Wikileaks, indiquait en effet clairement que les résidents du royaume saoudien et de ses voisins - les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar - restaient les principaux soutiens financiers des organisations terroristes et des militants affiliés à Al-Qaeda, aux talibans, au Hamas et au mouvement pakistanais Lashkar-e-Taiba. Selon Hillary Clinton, la volonté politique nécessaire pour bloquer l'argent destiné à ces réseaux faisait toujours gravement défaut, notamment chez les dirigeants saoudiens. Ceci n'était pas une surprise pour les experts qui estimaient qu'après le 11 Septembre, la famille royale saoudienne avait préféré accepter de fermer les yeux sur l'aide et le soutien de certains de ses membres à Ossama Ben Laden, en échange d'une relative inaction d'Al Qaeda sur le territoire saoudien et dans le golfe persique.

Il est donc peu vraisemblable que l'Arabie Saoudite ait pu ignorer la localisation et la protection d'Ossama Ben Laden au sein du complexe militaire pakistanais et on peut même imaginer que cette protection du leader terroriste faisait partie d'un véritable deal entre celui-ci, l'Arabie Saoudite et le Pakistan.

Mais au Moyen-Orient tout vient brusquement de changer avec les révolutions arabes, le renversement du président égyptien Hosni Moubarak et le quasi-renversement du président Yeminite Ali Abdullah Saleh, et l'Arabie Saoudite est de plus en plus profondément préoccupée par la déstabilisation du Yémen par Al-Qaeda et l'Iran. Dans la guerre froide qui fait rage au Yémen - une guerre par procuration entre Riyad et Téhéran - Al-Qaeda a en effet agi comme allié de l'Iran et le quasi-effondrement du régime de Saleh risque de donner à l'Iran une tête de pont supplémentaire sur la frontière saoudienne.

L'Arabie Saoudite est également de plus en plus profondément préoccupée par l'instrumentalisation croissante d'Al-Qaeda par l'Iran ! Un certain nombre de responsables d'Al-Qaeda, qui étaient réfugiés en Iran - sous un régime de liberté surveillée - suite à l'intervention américaine en Afghanistan fin 2001, viennent d'être libérés et autorisés à quitter le pays. A l'époque de leur fuite vers l'Iran, le passage de la frontière avait été facilité par les troupes d'Ismaël Khan, le gouverneur de la province d'Herat en Afghanistan. Ce dernier est considéré comme inféodé à Téhéran. Ils avaient ensuite été accueillis dans la région de Quetta, au Baloutchistan, par l'organisation sunnite iranienne Al Sunna Wal Jama'a, contrôlée en sous-main par les Pasdarans, Gardiens de la Révolution iranienne (voir mon article du 05/11/2005 - Histoires de Al-Zarqawi : Les routes de Téhéran - in « Pour en finir avec George W. Bush » - http://www.unegalerie.fr/geopolitiques/geopolitiques.htm)

L'aide ainsi apportée par Téhéran aux combattants d'Al-Qaeda (ainsi qu'aux talibans) n'est pas nouvelle. Le corps Ansar de la force al-Qods des Pasdaran encadre depuis des années les activistes internationalistes sunnites. Le chef de cette unité est le général Hossein Mussavi, qui est inscrit depuis le 6 août 2010 sur la liste des personnes accusées de terrorisme par le département du Trésor américain. Les villes de Mashad (qui accueille l'état-major du corps Ansar), Tayyebat, Birjan, Maibod, Zahedan et la région de Shamsabad, près de Téhéran, abritent des camps où se trouvent des militants sunnites qui, une fois entraînés, repassent en Afghanistan. Des cellules d'Al-Qaeda ont été repérées dans les districts de Barkwah, Balu Barak, Frah, Gulistan et Pusht-e Rod de la province de Farah (soit 5 des 11 districts de cette région située au sud-ouest de l'Afghanistan). Parallèlement, l'Iran utilise aussi les compétences du Saoudien Abdullah al Qarawi, qui est responsable d'Al-Qaeda dans le Golfe persique. A ce titre, il y recrute de nombreux volontaires locaux pour aller mener la guerre sainte en Afghanistan.

Une partie des dernières troupes d'Ossama Ben Laden parait donc être désormais de plus en plus instrumentalisées par Téhéran qui les utilise pour ses propres desseins. L'Iran souhaite ainsi jouer un rôle dans les bouleversements qui se déroulent actuellement dans le monde arabe. SI les populations chiites au Bahreïn peuvent être épaulées directement  mais discrètement, ce n'est pas le cas ailleurs et la manipulation d'activistes d'Al-Qaeda semble donc une des solutions adoptées par les mollahs pour étendre leur influence. L'Arabie Saoudite, qui est à la fois terrorisée par la poussée iranienne et par le développement des révolutions arabes, ne pouvait plus rester sans réagir ! La révolution islamiste iranienne avait déjà encouragé, en 1979, tous les chiites du Golfe à renverser leurs dirigeants « corrompus », et de violentes émeutes s’en étaient suivies parmi la communauté chiite d’Arabie Saoudite. Celle-ci, estimée entre 1 et 2 millions de personnes parmi 16 millions de saoudiens, est installée au cœur même de la province pétrolière du Hassa qui court sur 550 kilomètres le long du golfe Persique, à l’est des déserts d’Al-Dahna et d’Al-Sulb, et le Hassa est principale source de la richesse du royaume et son cœur économique. Pour les chiites du royaume, la difficulté de se sentir aujourd’hui « saoudites » est d’autant plus marquée qu’ils sont encore discriminés et tenus à l’écart de la fonction publique, malgré les promesses des Rois Fahd et Abdallah à réévaluer leurs droits, et que leur religion est toujours considérée comme une hérésie par les autorités sunnites .

Peu après la visite pakistanaise des généraux américains, le Prince Bandar bin Sultan bin Abdulaziz, Chef du Conseil de sécurité nationale saoudien et émissaire spécial du Roi a lui aussi pris le chemin du Pakistan, y rencontrant les plus hautes autorités à le fin du mois de Mars 2011, dont le Président Asif Ali Zardari, le Premier Ministre Yousaf Raza Gilani, le Ministre de l'intérieur Rehman Malik et le Commandant des forces armées, le Général Ashfaq Parvez Kayani. A la suite de cette visite on apprenait que le Pakistan avait décidé de jouer un important rôle dans le Golfe en soutenant l'Arabie Saoudite contre les révolutions chiites de Bahrein et du Yemen (où l'aviation pakistanaise est déjà intervenue fin 2009, début 2010 en soutien des forces saoudiennes). L'accord passé prévoirait la mise à disposition de deux divisions pakistanaises pour intervenir en Arabie Saoudite en cas de besoin et aider l'Arabie Saoudite à combattre les déstabilisations au Bahreïn et au Yémen (avec notamment le recrutement de 1.000 soldats pakistanais dans la Garde nationale de Bahreïn).

Il semble donc bien que l'Arabie Saoudite vienne de réussir un magistral coup de billard à trois bandes pour :

- décapiter un Al Qaeda de plus en plus instrumentalisé par l'Iran,

- offrir une divine surprise à Barack Obama (et peut-être sa reélection) en échange d'une certaine bienveillance des Etats-Unis dans les efforts saoudiens de contre-révolution dans les pays du Golfe,

- achever d'enrôler l'armée et la bombe pakistanaise dans sa lutte contre Téhéran.




Jean-Philippe Miginiac 06/05/2011

dimanche 6 janvier 2008

Repères 06/01/08 - Les droits de l'homme bientôt au programme des étudiants saoudiens

Repères 06/01/08 - Les droits de l'homme bientôt au programme des étudiants saoudiens

Saudi Human Rights Group To Hold Workshop For Including Human Rights In Saudi Curricula - Al-Sharq Al-Awsat, London, January 4, 2008

"The Saudi Human Rights Organization is to hold a special workshop on January 5 in Riyadh to discuss ways of including the issue of human rights in Saudi higher education curricula.

Representatives from the country's universities and colleges will participate in the workshop"

 

mercredi 20 juin 2007

Analyse 20/06/07 – Emprunt saoudien à l’actualité française

Analyse 20/06/07 – Emprunt saoudien à l’actualité française

" M. Chirac, pourquoi ? " .

En première lecture, on pourrait croire à un article humoristique écrit au premier degré dans le journal saoudien Al-Madina du 20 mai 2007 (source MEMRI). L’auteur, Jamil Farsi, fait semblant de ne pas comprendre comment le président français a pu quitter le pouvoir sans résistance, comme cela aurait été le cas dans les dictatures arabes.

" Nous avons été choqués de vous voir à la télévision mercredi [9 mai 2007] quitter l’Elysée et passer à Sarkozy la présidence de l’Etat… Comment lui avez-vous permis d’entrer à l’Elysée à votre place ? Comment pouvez-vous quitter la nation en cette période historique ? Vous n'êtes resté qu’une seule décennie au palais de l’Elysée - qu’est-ce qu’une seule décennie par rapport à l’âge des peuples ? Où est la stabilité ? Pourquoi privez-vous la nation française du privilège de la stabilité ? Et [en outre] vous quittez l’Elysée sur vos deux jambes, sans canne, jouissant de santé et de sagesse. Comment pouvez-vous respecter [le verdict] des urnes ? " " Pourquoi n’avez-vous pas annulé les résultats des élections ?… "

 

Sous couvert d’humour, la plume est pourtant acerbe et laisse émerger une critique virulente des pratiques démocratiques du monde arabe, et plus particulièrement de l’Arabie Saoudite.

…O Chirac, vous auriez dû nous consulter dès le début ; le monde arabe aurait pu vous envoyer une équipe pour arranger les élections afin que la victoire vous soit acquise, et ce bien que vous ne vous soyez pas présenté aux élections… "

" …Voyez, Chirac: la constitution française vous autorise à déclarer l’état d’urgence en cas de menace contre la nation française, et y aurait-il une menace plus grande que celle-ci ? C’est pourquoi vous auriez dû manifester des réserves face à la personne de Sarkozy ; nous pouvons vous envoyer du monde arabe des docteurs en droit constitutionnel pour vous trouver une solution juridique…"

…Nous avons souffert d’entendre à la télévision que vous avez quitté [le pouvoir] sans domicile [fixe], à part un appartement offert par vos amis. L’Assemblée nationale qui se réunit aurait pu faire de l’Elysée un domicile permanent pour vous et choisir un autre palais pour le nouveau président. Pour chaque président un palais, et pour la nation les huttes. " " Et puis, comment avez-vous pu partir sans domicile ? Franchement, pourquoi n'avez-vous pas ouvert un portefeuille d’investissements - comme cela se fait dans notre monde arabe [chez les dirigeants] - dont la valeur grimpe lorsque le marché s’effondre… "

 

Jamil Farsi n’est d’ailleurs pas humoriste, ni même journaliste, c’est un homme d’affaire saoudien. C’est aussi un intellectuel et un réformiste engagé et derrière son emprunt à l’actualité française émergent ses engagements.

En 2002 il était l’un des intellectuels saoudiens signataires du manifeste : " How We Can Coexist " écrit en réponse à l’appel " What We're Fighting For " publié par l’ Institute for American Values et signé par soixante intellectuels américains, dont Samuel Huntington (père de la théorie du choc des civilisations), Michael Novak, Francis Fukuyama, Jean B. Elsthain, Michael Walzer, Mary Ann Glendon, Daniel Patrick Moynihan et Robert Putnam.

" What We're Fighting For " affirmait, après le 11 Septembre, la nécessité d’un renouvellement des critères d’évaluation de la décision d’emploi de la force sur la base de ceux de la Doctrine de Guerre Juste, afin d’apporter un confort moral à la " guerre contre la terreur " lancée par l’administration Bush.

How We Can Coexist " appelait à une coexistence pacifique avec l’Ouest et à une volonté de dialogue entre civilisations, tout en affirmant les spécificités saoudiennes et islamiques de ses signataires.

En 2003, Jamil Farsi était l’un des signataires d’une lettre, " Vision for the Present and the Future of the Homeland ", adressée au Roi Abdullah, lettre par laquelle un groupe d’ " intellectuels Islamo-liberaux réformistes ", Sunnites et Chiites, demandaient au Roi et à une douzaine de membres importants de la famille royale le rejet de l’extrémisme et l’instauration de réformes constitutionnelles, économiques, sociales et politiques dans le royaume.

Le journal saoudien Al-Madina a quant à lui déjà été soumis à la répression du royaume contre la liberté de la presse. Le 18 mars 2002, le ministre de l’Intérieur, Prince Nayef, ordonnait de limoger son rédacteur en chef, Mohamed Al-Mokhtar Al Fal. Les autorités lui reprochaient d’avoir publié un poème d’Abdel Mohsen Mossalam très critique à l’égard de la justice islamique et de certains juges, accusés de corruption. Le 10 juillet 2002, le directeur d’Al-Madina, Ahmed Mohamed Mahmoud, était à son tour obligé de démissionner pour "violations répétées du code de la presse". Il était tenu pour responsable de la publication d’écrits jugés offensants pour les autorités, tel un article sur la démolition d’un bidonville à Djedda. Selon ses collègues, les autorités lui reprochaient également d’avoir autorisé l’ancien rédacteur en chef, limogé en mars, Mohamed Al-Mokhtar Al Fal, à écrire un article par semaine dans le journal. Le rédacteur en chef, Mohamed Hosni Mahjoub, était quant à lui rétrogradé au poste de rédacteur en chef adjoint. Fin juillet 2003, le Grand Mufti interdisait à l’auteur réformiste, Abdul Aziz Al Qasim, d’exprimer ses vues dans Al-Madina. Cette interdiction s’inscrivait dans une large campagne d’intimidation des médias saoudiens engagée après l’attentat du 12 mai à Riyad. Si la presse paragouvernementale se félicitait, timidement, des quelques réformes politiques annoncées par les autorités, celles-ci et l’establishment religieux ultra conservateur n’avaient de cesse de réduire au silence les voix contestatrices qui jugent ces réformes trop restreintes et leur adoption trop lente. D’après Ali Al-Ahmad, un dissident saoudien basé à Washington, une centaine de journalistes, écrivains et intellectuels réformateurs auraient été censurés ou interdits d’écrire dans les journaux du royaume entre juillet et novembre 2003.

L’Arabie saoudite reste encore aujourd’hui l’un des pays les plus répressifs au monde en matière de liberté de la presse et les autorités saoudiennes exercent un contrôle sans faille sur l’information. A une censure rigoureuse s’ajoute une autocensure massive. Les journalistes entreprenants paient cher la moindre critique du régime et de ses hauts dignitaires.


Jean-Philippe Miginiac 20/06/07

 

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dimanche 17 décembre 2006

Repères 17/12/06 - Yamamah : Cachez cette corruption au nom de l'intérêt national !

Repères 17/12/06 - Yamamah : Cachez cette corruption au nom de l'intérêt national !

'National interest' halts arms corruption inquiry
Guardian 15/12/06

"A major criminal investigation into alleged corruption by the arms company BAE Systems and its executives was stopped in its tracks yesterday when the prime minister claimed it would endanger Britain's security if the inquiry was allowed to continue..."

The arms deal they called the dove: how Britain grasped the biggest prize
Guardian 15/12/06

"The deal of the century, as it came to be known, took three years to complete. But when it was finally signed by Prince Sultan, the Saudi defence minister, on the Caribbean island of Bermuda in 1988 it provided British Aerospace with a stream of revenue worth around $2bn (£1.02bn) a year, with a current total that stands at more than $40bn..."


Saudi 'slush fund' investigation discontinued
Times 14/12/06

"A two-year corruption investigation by the Serious Fraud Office (SFO) into a £60 million "slush fund" that was allegedly set up for members of Saudi Arabia's royal family was discontinued today..."


Up in arms
Guardian 29/11/06

"It is unusual for the Guardian to be attacked as too supportive of law and order. But in the last few days, Mike Turner, chief executive of Britain's biggest arms company, BAE Systems, has led a chorus of claims that the nation's economy is imperilled by this newspaper's support for the police..."


BAE secret millions linked to arms broker
Guardian 29/11/06

"Secret payments of millions of pounds from Britain's biggest arms company have been found in Swiss accounts linked to Wafic Said, a billionaire arms broker for the Saudi Royal family, according to legal sources..."


Lire également, Read also :

A dangerous precedent for corporate corruption
FT 17/12/06

"...A necessary, but not sufficient condition for an anti-corruption climate is the right system of legal incentives. In Germany, bribes to foreign officials were tax deductible until 1999. In other words, corruption was not only condoned, but officially encouraged. This is no longer the case.

The UK seems to be moving in the opposite direction. The statement by Lord Goldsmith, the UK’s attorney-general, that “the wider public interest...outweighed the need to maintain the rule of law” in the case of BAE Systems may set a dangerous precedent. If bribery can occasionally be in the national interest, then it cannot be morally wrong in principle. It is a relative crime, depending on who does the bribing and who gets bribed..."


Arms and the man
Guardian 15/12/06

"For a prime minister who once taunted his predecessor as someone "knee deep in dishonour" over an arms deal and who promised that he would be "purer than pure" in office, yesterday was a shabby, shaming day, among the most inglorious he has spent in office. First Tony Blair was interviewed by Scotland Yard at Downing Street, which in itself was an extraordinary thing. Nothing like it has ever happened before. Then, in the House of Lords, the attorney general hauled up the flag of surrender in the face of Saudi demands that the Serious Fraud Office stop its investigation into BAE Systems' arms deals with Saudi Arabia, amid fears for its vast contract to sell Typhoon fighters..."


Blair questioned by police on day of 'burying bad news'
Independant 15/12/06


 

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