La phrase du jour 07/01/08 - Robert Badinter

"depuis la Révolution française, on va en prison pour des actes ou crimes qu'on a commis, pas pour ce qu'on est, pas au nom d'une dangerosité indiquée par des psychiatres."

L'ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, dénonçant le projet de loi prévoyant une peine de sûreté pour les pédophiles jugés toujours dangereux après avoir purgé leur peine

Soulignant que "le taux de récidive des violeurs est de 1 %", Robert Badinter a relevé que "de nombreuses mesures" existaient pour prévenir la récidive comme "le suivi socio-judiciaire avec injonction de soins, la surveillance judiciaire, l'inscription au casier avec obligation de se présenter à la police pour les criminels dangereux". "Garder quelqu'un en prison parce que des psychiatres auront dit 'vous savez, il va peut-être récidiver un jour' c'est une dérive vers une société, une justice que je n'accepte pas", a insisté l'ancien ministre de la Justice.