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mercredi 2 juillet 2008

Politiques 02/07/08 - Fichage des mineurs : l'atteinte à l'Etat de Droit

Politiques 02/07/08 - Fichage des mineurs : l'atteinte à l'Etat de Droit

Le fichier policier "Edvige", qui permettra de ficher les mineurs dès l'âge de 13 ans s'ils sont "SUSCEPTIBLES de porter atteinte à l'ordre public" (décret paru mardi 01/07 au Journal officiel et créant un fichier "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale" -Edvige) est incompatible avec un Etat de Droit.

Ou alors, nous devons exiger le fichage immédiat et la surveillance de près de tous les hommes politiques "SUSCEPTIBLES de détourner ou d'abuser des budgets et fonds publics dont ils ont la charge".

 

jeudi 26 juin 2008

Politiques 26/06/08 - France-Israel, les contradictions du "Moi je"

Politiques 26/06/08 - France-Israel, les contradictions du "Moi je"

Comment transformer une visite avant tout protocolaire, occasion de célébrer le lien qui unit la France à Israel, en affirmation de la nouvelle [im]puissance internationale sarko-française ?

"plus sioniste que Sarkozy, tu meurs" ! La réflexion est d'un journaliste israélien qui ajoute : "Il y a plus de vingt ans que l'on n'avait entendu autant d'éloges à la Knesset". Véritable panégyrique du peuple juif et de la nation juive, louant "la force de son caractère, la puissance de sa pensée, la profondeur de sa culture, la vitalité de sa foi", le discours sarkozien aura tenté de s'inscrire au côté de celui, récent, de George W. Bush.

Sur le conflit israélo-palestinien, Nicolas Sarkozy n'a pas d'autre choix que de faire entendre la position traditionnelle de la France : inciter Israël à geler les colonisations, inciter au départ des colons par des compensations, réaffirmer que Jérusalem doit être la capitale de deux Etats, résoudre l'épineux problème des réfugiés palestiniens et proposer l'envoi d'une force européenne d'interposition à Gaza, négocier les frontières sur "la base de la ligne de 1967".

Mais, pour sa première visite dans les territoires occupés, Nicolas Sarkozy a rejeté, s'adressant au Mouvement de la résistance islamique (Hamas), "toute discussion avec les poseurs de bombes" tout en  rendant, mardi 24 juin, un hommage appuyé à Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne. "Il faut séparer ceux qui veulent la paix d'avec les terroristes", a-t-il insisté, ajoutant "Moi je n'ai pas peur de dire les choses telles que je les pense. Quand on se comporte comme un terroriste, on est un terroriste. On ne répare pas une injustice par le terrorisme... La France discute avec les femmes et les hommes courageux qui font de la politique et non pas du terrorisme"...

Le Hamas a répondu à ces déclarations en affirmant qu'il maintenait des contacts avec plusieurs puissances européennes, dont la France (En mai, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait confirmé l'existence de contacts entre Yves Aubin de La Messuzière, ancien haut diplomate français, et le Hamas, tout en démentant qu'il s'agisse d'une initiative de la diplomatie française). "M. Sarkozy, qui décrit le Hamas comme un mouvement terroriste, sait très bien qu'il existe des contacts à haut niveau qui ont lieu entre la France et le mouvement Hamas, ainsi que d'autres parties européennes importantes", a expliqué Sami Abou Zouhri, porte-parole de l'organisation. "Il sait que dans la pratique, on ne peut court-circuiter le Hamas ou ne pas tenir compte de sa légitimité".

"Il faut que nous puissions parler [avec le Hamas] si nous voulons jouer un rôle, si nous voulons d'abord que nos émissaires puissent passer à Gaza", avait lui même dit M. Kouchner.

Mais le Président français ne peut proposer aucune ouverture vers le Hamas sans s’attirer les foudres, en France, en Israël, et aux Etats-Unis de ses amis néoconservateurs  et aucun "Moi je" n'est plus à même de combler la régression actuelle d'une diplomatie française qui ne compte presque plus dans la région.

Ce n'est pas la diplomatie française qui a obtenu un règlement (provisoire) du conflit libanais - mais le Qatar.

Ce n'est pas la diplomatie française qui permettra la paix entre Israel et la Syrie. Les envoyés spéciaux français et les invitations de dictateurs à Paris n'y changeront rien, seule la diplomatie américaine a (peut-être encore) pouvoir de paix comme le laissait entendre ouvertement, il y a peu, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak.

Ce n'est pas la diplomatie française qui a la main sur l'Iran. Nicolas Sarkozy a beau dire et répèter que la crise nucléaire iranienne est la menace principale pour la paix du monde, il n'a pas obtenu que l'Union Européenne prenne des sanctions contre Téhéran plus dures que celles adoptées par le Conseil de Sécurité. Il n'a pas obtenu, non plus, que la Russie soutienne l'adoption d'une quatrième résolution contre l'Iran. Il n'a aucune prise, enfin, sur l'extraordinaire confusion qui règne aujourd'hui dans l'administration de Georges W. Bush entre les faiseurs de guerre à tout prix (dont le Vice-Président Dick Cheney) et les explorateurs d'une discussion encore possible (dont le chef du Pentagone, Robert M. Gates, et le Département d'Etat qui réfléchirait à l'ouverture d'une section des intérêts américains à Téhéran).

 

mardi 3 juin 2008

Politiques 03/06/08 - République bananière

Politiques 03/06/08 - République bananière

Triste spectacle que l'affaire Clearstream pour notre prétendue "République" française. Dans aucune autre démocratie une telle farce n'aurait eu la moindre chance de perdurer plus de quelques heures : Trois ans et demi d'instruction menée uniquement à charge au service exclusif d'une partie civile, Nicolas Sarkozy, par ailleurs Président de la République, des moyens totalement hors normes pour un dossier de dénonciation calomnieuse, des centaines d'heures d'auditions (à lui seul, Dominique de Villepin a été entendu pendant 54 heures en huit auditions, dont l'une a duré 17 heures), des perquisitions dans les hautes sphères du pouvoir, des moyens d'expertise jamais vus pour tenter de déverrouiller un DVD crypté contenant en fait les œuvres littéraires du ministre, les juges d'Huy et Pons n'auront reculé devant rien pour tenter de prouver que Dominique de Villepin avait bien tenté de déstabiliser Nicolas Sarkozy sans réussir à aucun moment à prouver qu'il ait eu conscience du caractère falsifié des listings en cause, condition indispensable à sa culpabilité pénale.

Le 6 mai, d'après les journalistes de Marianne, le procureur adjoint Foulon, chef du parquet financier et un de ses substituts, remettaient au procureur leur projet de réquisitoire. Dans celui-ci, ils concluaient qu'aucune preuve de complicité de faux et complicité de dénonciation calomnieuse n'avait été apportée contre Dominique de Villepin. Techniquement les magistrats du parquet financier expliquaient que lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères puis ministre de l'Intérieur, pas un élément du dossier n'attestait qu'il connaissait la fausseté des listings de Clearstream, argument fondamental pour qualifier le délit.

Aujourd'hui, selon l'AFP, le parquet de Paris estime que "Les charges n'apparaissent pas suffisantes" en l'état pour justifier le renvoi de Dominique de  Villepin devant le tribunal correctionnel, validant ainsi l'analyse du parquet financier qui conduit tout droit à un non-lieu.

"C'est un constat du parquet qui milite pour un non-lieu. En l'état du dossier, il n'y a rien", a ainsi expliqué à l'AFP un de ses conseils, Me Olivier d'Antin.

Pourtant, dans des réquisitions aux fins de complément d'information, signées ce mardi, le parquet de Paris courbe la tête, réclame des investigations supplémentaires et en particulier une nouvelle audition de Dominique de Villepin, et demande aux juges d'Huy et Pons de poursuivre leur enquête pour cerner le rôle exact de Dominique de Villepin dans la transmission de listings falsifiés à la justice, au printemps 2004 !

En d'autres termes, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, estime que juridiquement Dominique de Villepin n'est pas coupable de complicité de faux ou de complicité de dénonciation calomnieuse mais, sous influence,  demande néanmoins aux juges de continuer leurs efforts pour prouver à tout prix sa culpabilité !

Vous avez dit "République" française ?

 

dimanche 1 juin 2008

Politiques 01/06/08 - Projet THD92

Politiques 01/06/08 - Projet THD92

Quand la famille Sarkozy installe Numéricable et Carlyle au CG92
Le Blog Finance 31 mai 2008

"Qu'y a-t-il de commun entre Numéricable, la famille Sarkozy, le groupe Carlyle, et le Conseil général des Hauts de Seine ? Rien, seriez vous tentés de dire, et pourtant ...

un projet nommé THD92 – qui prévoit le raccordement des Hauts de Seine en fibre optique – pourrait assurer quelques "avantages" à des membres de la famille Sarkozy. J'ai nommé en tout premier lieu Olivier Sarkozy, mais quand il 's'agit du monde des affaires, Nicolas n'est jamais bien loin..."

                                                                                           ... Lire la suite

 

Un Sarkozy chez Carlyle, l'autre décore Albert Frère : y a-t-il un lien ?
Trends.be 06/03/2008

"Pierre-Olivier Sarkozy, éminent financier, rejoint le géant du private equity Carlyle à New York. Peu avant, son demi-frère Nicolas décorait Albert Frère et son associé Paul Desmarais de la Grand'Croix de la Légion d'honneur. Ce dernier fait partie du board de Carlyle...

Deux événements récents, en apparence anodins, ont un double point commun, l'un évident, l'autre plus difficile à repérer.

Carlyle, géant new-yorkais du private equity (76 milliards de dollars en gestion), vient d'engager Pierre-Olivier Sarkozy. Ce dernier était précédemment co-patron de FIG Investment Banking, une division du suisse UBS. Chez Carlyle, il deviendra, dès le mois d'avril, co-head et managing director du Global Financial Services Group...

...La seconde information concerne un autre Sarkozy, nettement plus connu : Nicolas, demi-frère de l'homme d'affaires new-yorkais. Le président de la République a décerné au belge Albert Frère l'insigne de Grand'Croix de la Légion d'honneur, la plus haute distinction honorifique française, qui récompense les mérites éminents rendus à la nation. Seules 75 personnes l'ont déjà reçue.

Albert Frère a en outre bénéficié du privilège suprême d'être l'unique personne décorée lors d'une cérémonie privée, en présence du Premier ministre François Fillon et de la ministre de la Justice Rachida Dati. Quelques jours plus tôt, c'était le canadien Paul Desmarais, l'associé d'Albert Frère, qui recevait la même distinction, mais lors d'une cérémonie publique.

Rapport évident entre ces deux événements : ils concernent des Sarkozy. Rapport plus surprenant : Paul Desmarais a pu faciliter la nomination du demi-frère Sarkozy, vu sa situation de «membre influent du board» de Carlyle, selon Rue89. Un fonds lui-même des plus influents, puisque quelques grands noms sont passés par ses rangs : George Bush senior (de 1998 à 2003) et Junior (1990-1992), John Major (2002-2005), etc. Son président actuel n'est autre que Lou Gerstner, ancien patron d'IBM.

Même si cette fonction de «facilitateur» n'est pas avérée, cela ajoute encore aux liens noués par Nicolas Sarkozy avec le monde des affaires.

Pour conclure sur ses relations avec Paul Desmarais, citons sa déclaration faisant suite à un séjour dans la propriété du Canadien, en 2004 : «Quand tu entres dans la propriété, on t'ouvre un premier portail. Ensuite, tu dois faire des kilomètres et des kilomètres avant d'arriver au château...»

 

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