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Edition & rédaction : Jean-Philippe Miginiac
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dimanche 18 mars 2012
Par Jean-Philippe Miginiac le dimanche 18 mars 2012, 08:30 - Repères

Avaaz.org - Sauvons nos océans
lundi 1 août 2011
Par Jean-Philippe Miginiac le lundi 1 août 2011, 11:45 - Analyses

Tous les titres des médias et tous les commentaires saluent ce matin
l'accord trouvé sur la dette américaine. L'histoire retiendra pourtant que
Barack Obama s'est laissé entrainer dans un bras de fer politique qu'il a perdu
alors que le plafond de la dette américaine est pourtant une mesure purement
technique, conséquence de votes antérieurs du Congrès. Le Président américain
aurait d'ailleurs pu éviter toute bataille politique en s'abritant sous le
14ème amendement de la Constitution des États-Unis qui stipule que "La validité
de la dette publique américaine ne doit pas être remise en question" et imposer
une solution purement technique.
Les républicains ont obtenu d'importantes baisses des dépenses sociales sans
céder sur une hausse des impôts des ménages les plus riches ou sur la
suppression de niches fiscales, comme celle qui profite aux propriétaires
d'avions d'affaires, et qui a été dénoncée à de nombreuses reprises par le
président lui-même. Les républicains ont également obtenu que soit voté un
amendement inscrivant la règle de l'équilibre budgétaire dans la Constitution
américaine.
Une première réduction des dépenses de 1.000 milliards de $ a été décidée. Une
commission spéciale composée à parts égales de républicains et de démocrates
sera ensuite chargée de trouver, avant fin novembre, des baisses de dépenses
supplémentaires à hauteur de 1.500 milliards de $. Dans le cas où aucun accord
n'interviendrait sur des réductions budgétaires supplémentaires, un mécanisme
contraignant se mettrait en place, imposant automatiquement un certain nombre
de coupes, y compris pour la défense et le programme de santé Medicare pour les
personnes âgées.
Les conséquences en seront désastreuses pour l'économie américaine, déjà en
plein naufrage. Après des pertes de 7.000 Milliards de $, l'immobilier chute
encore. L'emploi est dévasté. Le taux de chômage large -- qui comprend les
personnes ayant cessé de chercher un emploi, les travailleurs à temps partiel
ne trouvant pas de plein-temps, etc. -- est passé de 15,8% à 16,2% en juin.
Entre 2007 et 2011, 14.4 millions de familles ont perdu leurs foyers et près de
25 millions de personnes sont au chômage ou en condition d'emploi
précaire.
Les politiques mises en œuvre jusqu'à aujourd'hui ont partout été employées à
soutenir et assurer la survie des institutions financières responsables de la
crise économique. Au lieu de sauver l'économie, on a sauvé les banques, au lieu
de sauver la Grèce, on a sauvé ses créanciers, au lieu de sauver les
Etats-Unis, on sauve Wall-Street !
Les dirigeants occidentaux sont perdus sans boussole. En 2006 et 2007, ils
n'ont pas vu venir la crise. En 2008, ils n'ont pas su la comprendre. En
2009-2011, ils sont totalement incapables de la résoudre, cédant jour après
jours aux manœuvres de l'oligarchie financière. Celle-ci s'est approprié et a
accumulé. bulle après bulle, profits, dividendes et bonus astronomiques pour,
lorsqu'une bulle éclate, appeler et obliger la collectivité à rembourser les
pertes... en s'endettant !
Nos dirigeants politiques se sont faits rouler dans la farine ! Au lieu de
prendre le pouvoir dans les banques et les institutions financières ils ont
permis à leurs actionnaires et à leurs dirigeants responsables de la crise de
conserver leur mise en nous endettant pour les renflouer !
Au lieu de constater que les profits avaient été virtuels et que les
dividendes, bonus etc des dernières années n'avaient pas lieu d'être et
devaient donc être restitués par le biais d'une augmentation des impôts de ceux
qui en avaient bénéficié, ils présentent aujourd'hui la facture aux classes
moyennes et pauvres en multipliant les plans d'austérité... qui ruinent tout
espoir de reprise de la croissance... qui seule permettrait de rembourser les
dettes accumulées !
Au lieu de déclarer la guerre à la spéculation ils ont, comme aux États-Unis,
créé des milliers de milliards de dollars de monnaie (5.000 Milliards de $
selon certaines estimations) qui, au lieu d'être injectés dans l'économie
réelle pour relancer la croissance... ont été déposés dans les coffres des
banques qui les ont utilisés immédiatement pour spéculer sur les dettes des
États, leurs agences de notation estimant brusquement par exemple que la dette
italienne était aussi dangereuse que les concombres espagnols, après avoir
estimé que les dettes grecque et Irlandaises avaient dorénavant le statut de
junk bond (obligations pourries)... permettant ainsi aux banques de
s’engouffrer dans les brèches pour imposer que le taux des prêts à deux ans à
la Grèce soit dorénavant de 36% !
Pendant ce temps les paradis fiscaux abritent toujours plusieurs dizaines de
milliers de milliards de $ qui échappent totalement à l'impôt !
Jean-Philippe Miginiac 01/08/2011
jeudi 14 juillet 2011
Par Jean-Philippe Miginiac le jeudi 14 juillet 2011, 21:32 - Analyses

Cet article a été publié ici le 22 Septembre 2009 sous le titre : "Sarkozy et l'Afghanistan : la stratégie du pipeau"
Dans son discours devant les ambassadeurs, fin août, le président Nicolas
Sarkozy déclarait : "En Afghanistan, je partage l’analyse de Bernard
Kouchner : la campagne électorale s’est bien déroulée, en dépit des pires
menaces. En votant, les Afghans ont dit non à la barbarie et au terrorisme.
Aller voter, c’est aller mettre votre doigt dans l’encre indélébile quand des
gens à longueur de journée vous disent que ceux qui auront de l’encre sur les
doigts, on leur coupera la main… Et les talibans sont crédibles quand ils
disent cela compte tenu de ce qu’est leur bilan. Et malgré cela, des millions
de gens se sont rendus aux urnes. Ils méritent qu’on les aide. Dans l’attente
des résultats, la France appelle les candidats et leurs partisans à faire
preuve d’un très grand sens des responsabilités".
Pourtant tout le monde savait déjà que les élections afghanes avaient été
massivement truquées.
Depuis, la presse internationale a souligné l’ampleur des fraudes en faveur de
Hamid Karzaï, actuel président afghan. Dans le New York Times du 8 septembre un
des observateurs occidentaux affirmait que 15 % des bureaux de vote n’avaient
jamais ouvert, transmettant pourtant des résultats favorables à Hamid Karzaï,
et 800 bureaux, ouverts ceux-là, avaient été pris en main par des partisans de
Hamid Karzaï qui ont bourré les urnes. Les observateurs de l'Union européenne
viennent quant à eux d'annoncer qu'environ 1,5 million de votes (soit un quart
des suffrages), glissés dans l'urne le 20 août lors de la présidentielle
afghane, pourraient être frauduleux.
A la veille d'une semaine chargée en rencontres diplomatiques, le président
américain, Barack Obama, a lui-même clairement évoqué des doutes sur la
validité des élections afghanes, déclarant que la consultation "ne s'est
pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré, et le déroulement du scrutin
dans certaines régions du pays pose de graves questions... Des fraudes ont été
signalées, cela ne fait pas de doute, et cela semble plutôt grave à première
vue". De son côté, Dianne Feinstein, la Démocrate californienne qui
préside la commission du renseignement du Sénat, déclarait : "Je ne crois
pas que nous puissions construire un État démocratique en Afghanistan... Je
crois que cela restera une entité tribale".
Mais si l’ampleur des fraudes soulève débat dans l’administration américaine,
la France, elle, reste silencieuse. Le 7 septembre, le porte-parole du Quai
d’Orsay déclarait : "Alors que les élections en cours devraient permettre
de franchir une nouvelle étape dans l’histoire de l’Afghanistan, il est naturel
de faire évoluer les modalités de la relation entre la communauté
internationale et les prochaines autorités afghanes. Celles-ci devront assumer
progressivement davantage de responsabilités dans la stabilisation et le
développement du pays". Quelques jours plus tard, Paris confirmait la
tenue d’une conférence internationale sur l’Afghanistan pour consolider les
succès !
Succès ? Parmi les "succès", la poursuite des bavures. "L’OTAN
admet que le raid dans la région de Kunduz a tué des civils" titre
lemonde.fr le 8 septembre. Ce raid, ordonné par un officier allemand, a fait
une centaine de morts, dont un nombre indéterminé de civils.
Les massacres répétés de populations civiles sous les bombardements de la
coalition en Afghanistan réduisent pourtant à néant toutes les prétentions
morales qui sont avancées pour justifier cette guerre. le droit international
interdit aux armées de tirer sauvagement sur les bâtiments où s’entassent les
civils et de bombarder sauvagement les villages, même lorsque des forces
ennemies y sont présentes. Une armée en campagne qui prend le risque de tuer
des dizaines de civils en écrasant des villages sous les bombes pour ne pas
avoir à exposer la vie de ses soldats dans un affrontement rapproché avec les
rebelles ne vaut pas mieux que ceux qu’elle prétend combattre.
Succès ? Tous les trois mois, les autorités canadiennes publient un tableau de
bord sur leurs "progrès" militaires en Afghanistan, un document qui
est infiniment plus honnête et plus détaillés que tout ce qui est publié par le
Pentagone ou le ministère français de la Défense et qui prouve indéniablement
que l'échec est patent ! Le dernier rapport montre ainsi que la province de
Kandahar est de plus en plus en proie à la violence, moins stable et moins
sûre, et que les attaques dans tout le pays sont plus fréquentes qu’à aucun
autre moment depuis la chute du régime taliban en 2001. La fréquence des
attentats au printemps a été "exceptionnellement élevée" par rapport à
2008. Le nombre d’attentats avec des mines artisanales a augmenté de 108%. Les
Afghans estiment qu’ils sont moins satisfaits de l’enseignement et de la
situation de l’emploi, principalement en raison de la sécurité qui est faible
ou inexistante. Le Canada se concentre maintenant uniquement sur la sécurité de
la ville de Kandahar, abandonnant toute tentative réelle de contrôle de la
province.
L’armée canadienne quittera l’Afghanistan en 2011, mais jusqu’à présent, seules
5 des 50 écoles de son programme de construction ont été achevées, 28 autres
étant seulement "en construction". Et sur les 364 écoles de la
province de Kandahar, 180 ont été contraintes de fermer !
Concernant les progrès dans la "gouvernance démocratique" à Kandahar,
le rapport canadien indique que la capacité du gouvernement afghan est
"chroniquement déficiente et [qu’il est] miné par la corruption
généralisée". Au sujet de la "réconciliation", on lit que le
"début de la saison d’été des combats, et la focalisation des politiques et
des militants sur les élections du mois d’août ont découragé les attentes
d’initiatives dignes d’attention ... ". Même l’objectif basique de
l’éradication de la poliomyélite, le projet d’assistance civile le plus
important pour Ottawa en Afghanistan, a eu raison de l’International
Development Agency canadienne. Et même cet aveu se dissimule derrières des
mensonges véritablement dignes d’un Bush ou d'un Blair comme l’a révélé le
Toronto Star en effectuant un travail sérieux de journalisme d’investigation.
L’objectif d’ "éradiquer" la polio avec l’aide des fonds de l’ONU et
de l’Organisation Mondiale de la Santé a ainsi été discrètement modifié pour
devenir "la prévention de la transmission" de la polio. Et au lieu de
mesurer le nombre d’enfants "immunisés" contre la polio, la cible a
été modifiée pour se référer uniquement au nombre d’enfants "vaccinés"
alors que les enfants doivent être vaccinés à plusieurs reprises avant qu’ils
ne soient effectivement immunisés.
Succès ? Ce n'est certainement pas l'avis de Zbigniew Brzezinski, éminent
stratège géopoliticien, spécialiste incontesté des plans complexes de
subversion et de maîtrise des zones géopolitiques et ancien conseiller de
sécurité nationale de Jimmy Carter, à qui on prête une influence considérable
sur l’actuel président des Etats-Unis et sur sa politique étrangère. Zbigniew
Brzezinski vient en effet de déclarer, lors d’une intervention qu’il a faite à
une conférence stratégique à Genève (organisée par l’International Institute
for Strategic Studies de Londres), que les Etats-Unis et l'OTAN risquent, en
Afghanistan, un échec équivalent à celui qu’a connu l’URSS en 1980-1988. Pour
mémoire, Brzezinski sait de quoi il parle puisque c’est lui-même qui a été en
grande partie responsable de l'échec soviétique en organisant, préventivement à
l’intervention de l’URSS de décembre 1979, la constitution de la guérilla
islamiste en Afghanistan. Et ce sont justement, d'après Brzezinski, les
héritiers de cette guérilla islamiste qui affrontent aujourd’hui les Etats-Unis
et l'OTAN et les confrontent à la possibilité d’un destin fatal.
Succès ? Rendant hommage aux deux soldats français tués en Afghanistan la
semaine dernière, le président Nicolas Sarkozy a répété vendredi 11 septembre
que la France y poursuivrait son "combat contre la barbarie", et
"restera le temps nécessaire à l'avènement d'un Etat afghan souverain et
librement choisi par les Afghans".
A quand un débat en France où une voix, qu'on cherche à faire taire, s'élève,
seule, pour combattre la stratégie du pipeau du Président de la République.
Dominique de Villepin martelait encore le 2 Septembre dernier : "La
politique américaine en Afghanistan est dans l'impasse, et nous n'avons pas
suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde.
J'avais insisté auprès de Jacques Chirac, avant la fin de sa présidence, pour
que nous amorcions un désengagement de nos troupes, en particulier des Forces
spéciales. Il faut d'urgence envoyer un signal fort: une stratégie de
coopération économique et sociale ambitieuse sur le terrain, assortie d'un
calendrier de retrait pour montrer que notre visée n'est pas militaire. Tirons
les leçons de l'Histoire et refusons les oeillères idéologiques qui font le jeu
des extrémistes".
Jean-Philippe Miginiac
lundi 9 mai 2011
Par Jean-Philippe Miginiac le lundi 9 mai 2011, 23:30 - Phrase du jour

La phrase du jour 09/05/11 - Martin Hirsch
"Tous les coups ne sont pas permis face à la vulnérabilité des gens"
Martin Hirsch sur France 2 après les propositions de Laurent Wauquiez sur le RSA, visant à imposer des travaux d'intérêt général sous forme de "service social" aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA)
Et Martin Hirsch de poursuivre : "Si ce genre de choses était mis en œuvre, on commencerait par faire travailler sans salaire les allocataires du RSA. Mais ensuite on irait chercher tous les employés de cantine, les employés de nettoyage, toute une partie des Français et on leur dirait : 'maintenant travaillez gratuitement', ou pire : 'votre travail va être pris parce que quelqu'un va le faire gratuitement en contrepartie d'une allocation sociale'"... "On se ferait de l'argent sur le dos des gens en difficulté, on augmenterait le chômage, et, à la fin, tout le monde serait au RSA ! Cette idée ne tient pas debout une seule seconde quand on la prend en compte sérieusement"...
Martin Hirsch est ancien haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, chargé du RSA, au sein du gouvernement Fillon
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