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dimanche 18 mars 2012

Repères 18/03/12 - Sauvons nos océans


Avaaz.org - Sauvons nos océans

http://www.avaaz.org/fr/save_the_coral_sea_fr/

lundi 1 août 2011

Analyse 01/08/11 - Obama a capitulé, les plus riches ne paieront rien, les malades, les vieux et les pauvres paieront !

Tous les titres des médias et tous les commentaires saluent ce matin l'accord trouvé sur la dette américaine. L'histoire retiendra pourtant que Barack Obama s'est laissé entrainer dans un bras de fer politique qu'il a perdu alors que le plafond de la dette américaine est pourtant une mesure purement technique, conséquence de votes antérieurs du Congrès. Le Président américain aurait d'ailleurs pu éviter toute bataille politique en s'abritant sous le 14ème amendement de la Constitution des États-Unis qui stipule que "La validité de la dette publique américaine ne doit pas être remise en question" et imposer une solution purement technique.

Les républicains ont obtenu d'importantes baisses des dépenses sociales sans céder sur une hausse des impôts des ménages les plus riches ou sur la suppression de niches fiscales, comme celle qui profite aux propriétaires d'avions d'affaires, et qui a été dénoncée à de nombreuses reprises par le président lui-même. Les républicains ont également obtenu que soit voté un amendement inscrivant la règle de l'équilibre budgétaire dans la Constitution américaine.

Une première réduction des dépenses de 1.000 milliards de $ a été décidée. Une commission spéciale composée à parts égales de républicains et de démocrates sera ensuite chargée de trouver, avant fin novembre, des baisses de dépenses supplémentaires à hauteur de 1.500 milliards de $. Dans le cas où aucun accord n'interviendrait sur des réductions budgétaires supplémentaires, un mécanisme contraignant se mettrait en place, imposant automatiquement un certain nombre de coupes, y compris pour la défense et le programme de santé Medicare pour les personnes âgées.

Les conséquences en seront désastreuses pour l'économie américaine, déjà en plein naufrage. Après des pertes de 7.000 Milliards de $, l'immobilier chute encore. L'emploi est dévasté. Le taux de chômage large -- qui comprend les personnes ayant cessé de chercher un emploi, les travailleurs à temps partiel ne trouvant pas de plein-temps, etc. -- est passé de 15,8% à 16,2% en juin. Entre 2007 et 2011, 14.4 millions de familles ont perdu leurs foyers et près de 25 millions de personnes sont au chômage ou en condition d'emploi précaire.

Les politiques mises en œuvre jusqu'à aujourd'hui ont partout été employées à soutenir et assurer la survie des institutions financières responsables de la crise économique. Au lieu de sauver l'économie, on a sauvé les banques, au lieu de sauver la Grèce, on a sauvé ses créanciers, au lieu de sauver les Etats-Unis, on sauve Wall-Street !

Les dirigeants occidentaux sont perdus sans boussole. En 2006 et 2007, ils n'ont pas vu venir la crise. En 2008, ils n'ont pas su la comprendre. En 2009-2011, ils sont totalement incapables de la résoudre, cédant jour après jours aux manœuvres de l'oligarchie financière. Celle-ci s'est approprié et a accumulé. bulle après bulle, profits, dividendes et bonus astronomiques pour, lorsqu'une bulle éclate, appeler et obliger la collectivité à rembourser les pertes... en s'endettant !

Nos dirigeants politiques se sont faits rouler dans la farine ! Au lieu de prendre le pouvoir dans les banques et les institutions financières ils ont permis à leurs actionnaires et à leurs dirigeants responsables de la crise de conserver leur mise en nous endettant pour les renflouer !

Au lieu de constater que les profits avaient été virtuels et que les dividendes, bonus etc des dernières années n'avaient pas lieu d'être et devaient donc être restitués par le biais d'une augmentation des impôts de ceux qui en avaient bénéficié, ils présentent aujourd'hui la facture aux classes moyennes et pauvres en multipliant les plans d'austérité... qui ruinent tout espoir de reprise de la croissance... qui seule permettrait de rembourser les dettes accumulées !

Au lieu de déclarer la guerre à la spéculation ils ont, comme aux États-Unis, créé des milliers de milliards de dollars de monnaie (5.000 Milliards de $ selon certaines estimations) qui, au lieu d'être injectés dans l'économie réelle pour relancer la croissance... ont été déposés dans les coffres des banques qui les ont utilisés immédiatement pour spéculer sur les dettes des États, leurs agences de notation estimant brusquement par exemple que la dette italienne était aussi dangereuse que les concombres espagnols, après avoir estimé que les dettes grecque et Irlandaises avaient dorénavant le statut de junk bond (obligations pourries)... permettant ainsi aux banques de s’engouffrer dans les brèches pour imposer que le taux des prêts à deux ans à la Grèce soit dorénavant de 36% !

Pendant ce temps les paradis fiscaux abritent toujours plusieurs dizaines de milliers de milliards de $ qui échappent totalement à l'impôt !
 

Jean-Philippe Miginiac 01/08/2011

jeudi 14 juillet 2011

Pour mémoire et en hommage aux morts d'Afghanistan



Cet article a été publié ici le 22 Septembre 2009 sous le titre : "Sarkozy et l'Afghanistan : la stratégie du pipeau"

Dans son discours devant les ambassadeurs, fin août, le président Nicolas Sarkozy déclarait : "En Afghanistan, je partage l’analyse de Bernard Kouchner : la campagne électorale s’est bien déroulée, en dépit des pires menaces. En votant, les Afghans ont dit non à la barbarie et au terrorisme. Aller voter, c’est aller mettre votre doigt dans l’encre indélébile quand des gens à longueur de journée vous disent que ceux qui auront de l’encre sur les doigts, on leur coupera la main… Et les talibans sont crédibles quand ils disent cela compte tenu de ce qu’est leur bilan. Et malgré cela, des millions de gens se sont rendus aux urnes. Ils méritent qu’on les aide. Dans l’attente des résultats, la France appelle les candidats et leurs partisans à faire preuve d’un très grand sens des responsabilités".

Pourtant tout le monde savait déjà que les élections afghanes avaient été massivement truquées.

Depuis, la presse internationale a souligné l’ampleur des fraudes en faveur de Hamid Karzaï, actuel président afghan. Dans le New York Times du 8 septembre un des observateurs occidentaux affirmait que 15 % des bureaux de vote n’avaient jamais ouvert, transmettant pourtant des résultats favorables à Hamid Karzaï, et 800 bureaux, ouverts ceux-là, avaient été pris en main par des partisans de Hamid Karzaï qui ont bourré les urnes. Les observateurs de l'Union européenne viennent quant à eux d'annoncer qu'environ 1,5 million de votes (soit un quart des suffrages), glissés dans l'urne le 20 août lors de la présidentielle afghane, pourraient être frauduleux.

A la veille d'une semaine chargée en rencontres diplomatiques, le président américain, Barack Obama, a lui-même clairement évoqué des doutes sur la validité des élections afghanes, déclarant que la consultation "ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré, et le déroulement du scrutin dans certaines régions du pays pose de graves questions... Des fraudes ont été signalées, cela ne fait pas de doute, et cela semble plutôt grave à première vue". De son côté, Dianne Feinstein, la Démocrate californienne qui préside la commission du renseignement du Sénat, déclarait : "Je ne crois pas que nous puissions construire un État démocratique en Afghanistan... Je crois que cela restera une entité tribale".

Mais si l’ampleur des fraudes soulève débat dans l’administration américaine, la France, elle, reste silencieuse. Le 7 septembre, le porte-parole du Quai d’Orsay déclarait : "Alors que les élections en cours devraient permettre de franchir une nouvelle étape dans l’histoire de l’Afghanistan, il est naturel de faire évoluer les modalités de la relation entre la communauté internationale et les prochaines autorités afghanes. Celles-ci devront assumer progressivement davantage de responsabilités dans la stabilisation et le développement du pays". Quelques jours plus tard, Paris confirmait la tenue d’une conférence internationale sur l’Afghanistan pour consolider les succès !

Succès ? Parmi les "succès", la poursuite des bavures. "L’OTAN admet que le raid dans la région de Kunduz a tué des civils" titre lemonde.fr le 8 septembre. Ce raid, ordonné par un officier allemand, a fait une centaine de morts, dont un nombre indéterminé de civils.

Les massacres répétés de populations civiles sous les bombardements de la coalition en Afghanistan réduisent pourtant à néant toutes les prétentions morales qui sont avancées pour justifier cette guerre. le droit international interdit aux armées de tirer sauvagement sur les bâtiments où s’entassent les civils et de bombarder sauvagement les villages, même lorsque des forces ennemies y sont présentes. Une armée en campagne qui prend le risque de tuer des dizaines de civils en écrasant des villages sous les bombes pour ne pas avoir à exposer la vie de ses soldats dans un affrontement rapproché avec les rebelles ne vaut pas mieux que ceux qu’elle prétend combattre.

Succès ? Tous les trois mois, les autorités canadiennes publient un tableau de bord sur leurs "progrès" militaires en Afghanistan, un document qui est infiniment plus honnête et plus détaillés que tout ce qui est publié par le Pentagone ou le ministère français de la Défense et qui prouve indéniablement que l'échec est patent ! Le dernier rapport montre ainsi que la province de Kandahar est de plus en plus en proie à la violence, moins stable et moins sûre, et que les attaques dans tout le pays sont plus fréquentes qu’à aucun autre moment depuis la chute du régime taliban en 2001. La fréquence des attentats au printemps a été "exceptionnellement élevée" par rapport à 2008. Le nombre d’attentats avec des mines artisanales a augmenté de 108%. Les Afghans estiment qu’ils sont moins satisfaits de l’enseignement et de la situation de l’emploi, principalement en raison de la sécurité qui est faible ou inexistante. Le Canada se concentre maintenant uniquement sur la sécurité de la ville de Kandahar, abandonnant toute tentative réelle de contrôle de la province.

L’armée canadienne quittera l’Afghanistan en 2011, mais jusqu’à présent, seules 5 des 50 écoles de son programme de construction ont été achevées, 28 autres étant seulement "en construction". Et sur les 364 écoles de la province de Kandahar, 180 ont été contraintes de fermer !

Concernant les progrès dans la "gouvernance démocratique" à Kandahar, le rapport canadien indique que la capacité du gouvernement afghan est "chroniquement déficiente et [qu’il est] miné par la corruption généralisée". Au sujet de la "réconciliation", on lit que le "début de la saison d’été des combats, et la focalisation des politiques et des militants sur les élections du mois d’août ont découragé les attentes d’initiatives dignes d’attention ... ". Même l’objectif basique de l’éradication de la poliomyélite, le projet d’assistance civile le plus important pour Ottawa en Afghanistan, a eu raison de l’International Development Agency canadienne. Et même cet aveu se dissimule derrières des mensonges véritablement dignes d’un Bush ou d'un Blair comme l’a révélé le Toronto Star en effectuant un travail sérieux de journalisme d’investigation. L’objectif d’ "éradiquer" la polio avec l’aide des fonds de l’ONU et de l’Organisation Mondiale de la Santé a ainsi été discrètement modifié pour devenir "la prévention de la transmission" de la polio. Et au lieu de mesurer le nombre d’enfants "immunisés" contre la polio, la cible a été modifiée pour se référer uniquement au nombre d’enfants "vaccinés" alors que les enfants doivent être vaccinés à plusieurs reprises avant qu’ils ne soient effectivement immunisés.

Succès ?  Ce n'est certainement pas l'avis de Zbigniew Brzezinski, éminent stratège géopoliticien, spécialiste incontesté des plans complexes de subversion et de maîtrise des zones géopolitiques et ancien conseiller de sécurité nationale de Jimmy Carter, à qui on prête une influence considérable sur l’actuel président des Etats-Unis et sur sa politique étrangère. Zbigniew Brzezinski vient en effet de déclarer, lors d’une intervention qu’il a faite à une conférence stratégique à Genève (organisée par l’International Institute for Strategic Studies de Londres), que les Etats-Unis et l'OTAN risquent, en Afghanistan, un échec équivalent à celui qu’a connu l’URSS en 1980-1988. Pour mémoire, Brzezinski sait de quoi il parle puisque c’est lui-même qui a été en grande partie responsable de l'échec soviétique en organisant, préventivement à l’intervention de l’URSS de décembre 1979, la constitution de la guérilla islamiste en Afghanistan. Et ce sont justement, d'après Brzezinski, les héritiers de cette guérilla islamiste qui affrontent aujourd’hui les Etats-Unis et l'OTAN et les confrontent à la possibilité d’un destin fatal.

Succès ? Rendant hommage aux deux soldats français tués en Afghanistan la semaine dernière, le président Nicolas Sarkozy a répété vendredi 11 septembre que la France y poursuivrait son "combat contre la barbarie", et "restera le temps nécessaire à l'avènement d'un Etat afghan souverain et librement choisi par les Afghans".

A quand un débat en France où une voix, qu'on cherche à faire taire, s'élève, seule, pour combattre la stratégie du pipeau du Président de la République. Dominique de Villepin martelait encore le 2 Septembre dernier : "La politique américaine en Afghanistan est dans l'impasse, et nous n'avons pas suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde. J'avais insisté auprès de Jacques Chirac, avant la fin de sa présidence, pour que nous amorcions un désengagement de nos troupes, en particulier des Forces spéciales. Il faut d'urgence envoyer un signal fort: une stratégie de coopération économique et sociale ambitieuse sur le terrain, assortie d'un calendrier de retrait pour montrer que notre visée n'est pas militaire. Tirons les leçons de l'Histoire et refusons les oeillères idéologiques qui font le jeu des extrémistes".


Jean-Philippe Miginiac

lundi 9 mai 2011

La phrase du jour 09/05/11 - Martin Hirsch

La phrase du jour 09/05/11 - Martin Hirsch

"Tous les coups ne sont pas permis face à la vulnérabilité des gens"

Martin Hirsch sur France 2 après les propositions de Laurent Wauquiez sur le RSA, visant à imposer des travaux d'intérêt général sous forme de "service social" aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA)

Et Martin Hirsch de poursuivre : "Si ce genre de choses était mis en œuvre, on commencerait par faire travailler sans salaire les allocataires du RSA. Mais ensuite on irait chercher tous les employés de cantine, les employés de nettoyage, toute une partie des Français et on leur dirait : 'maintenant travaillez gratuitement', ou pire : 'votre travail va être pris parce que quelqu'un va le faire gratuitement en contrepartie d'une allocation sociale'"... "On se ferait de l'argent sur le dos des gens en difficulté, on augmenterait le chômage, et, à la fin, tout le monde serait au RSA ! Cette idée ne tient pas debout une seule seconde quand on la prend en compte sérieusement"...

Martin Hirsch est ancien haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, chargé du RSA, au sein du gouvernement Fillon

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